De qui s'agit-il ? - Va, cherche et trouve
Mots clés : De qui s'agit-il?, Culture, Livre, Québec (province)
Une grande soeur, amie des lettres, la met au défi d'écrire son premier roman...

lui fera signer un contrat qui l'engagera à signer un roman par année.
Son premier mariage avec un militaire dura quatorze ans. Quand elle apprend qu'il la trompe, elle réagit en mettant en scène son propre enlèvement. Elle disparaît un soir de son domicile. La police retrouve sa voiture abandonnée le long d'une route pendant qu'elle se terre sous un faux nom dans un hôtel thermal où le personnel aura vite fait de la reconnaître, car elle jouit déjà d'une certaine notoriété. Les journaux s'emparent de l'affaire. Bientôt, tout le pays est en émoi. Le personnel de l'hôtel finit par la trahir et le public découvre la triste affaire. On lui en voudra d'avoir coûté cher aux services de police et d'avoir alerté pour rien l'opinion publique. Peu importe, cet épisode l'aura fait connaître auprès de ceux qui ne la connaissaient pas encore. Elle refusera obstinément de préciser les motifs de cette disparition. Vers la fin de sa vie, en dictant son autobiographie, le passage consacré à ces événements sera enregistré d'une voix indistincte. Peut-être a-t-elle voulu entretenir le mystère?
À Bagdad, elle fait la connaissance d'un archéologue engagé dans les fouilles de la cité sumérienne d'Ur. Cet homme rencontré en Mésopotamie deviendra son deuxième mari. Elle s'intéressera vite à l'archéologie et accompagnera presque toujours son époux pendant les fouilles, en Iran, en Syrie et en Égypte. Plus qu'une fidèle accompagnatrice, elle sera aussi d'une aide précieuse aux équipes de recherche. L'archéologie sera, après l'écriture, une deuxième passion. D'ailleurs, l'archéologie, discipline de la reconstitution tardive des faits, n'est pas tout à fait étrangère à l'écrivaine qui vit déjà de sa plume. Il n'est sans doute pas trop hardi d'avancer que les archéologues, à l'instar de ses héros, se sont approprié la devise de la mangouste: «Va, cherche et trouve.»
Elle possédera des chiens toute sa vie. Dans le jardin de la maison où elle vécut avec son deuxième époux disparaissent sous les branchages et les lierres les pierres tombales des deux derniers chiens dont elle fut propriétaire. Son amour pour la gent canine la mènera à dédier un de ses romans à son dernier compagnon, un terrier très caractériel qui s'attaquait à tous ceux qui s'approchaient de sa maîtresse. Le livre sera dédié à Peter sans que le lecteur se doute qu'il s'agit d'un animal: «À mon cher Peter, le plus fidèle des amis et le plus merveilleux des compagnons, un dieu comme on n'en fait pas.»
Elle consacrera passion et fougue à un dandy belge, qu'elle ne pouvait chasser de ses pensées. Ce dernier meurt le 6 août 1975. On sait tout comme à l'époque qu'elle fut responsable de cette mort.
De qui s'agit-il?
Vos réactions
Cher Google - par Roger Quesnel
Le lundi 11 août 2008 08:00
De qui s'agit-il? - par Liz Fortin (liz_fortin@cgocable.ca)
Le samedi 09 août 2008 05:00

