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Du haut de leur building

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Décary-Charpentier Normand
Envoyé Le mercredi 06 août 2008 10:00



Je suis toujours indigné de constater comment les dégâts d'une administration n'en produisent aucun sur ceux qui les font. Syron reçoit 38 millions de primes de performance pour avoir fait fondre de 80 milliards de son portefeuille. Allez criez ce que vous voudrez au pied d'un édifice. Du haut de son building, il n'entendra que les blings blings des privilèges de son monde aseptique.

Connaissez-vous des politiciens entrés pauvres en ce domaine qui en sortent plus pauvres? Ils finissent pour la plupart dans un building insonore au coeur de la ville pour continuer à regarder de haut le petit peuple qui le fait vivre. Il y aurait matière à recherche en ce domaine. Il s'agirait d'analyser l'état financier personnel de ceux qui se lancent en politique à leur début et à la fin de leur mandat tout en le comparant à la situation budgétaire de l'État dont ces politiciens étaient gestionnaires. Nous pourrions ainsi démontrer qu'en politique on se sert avant de servir le bien commun.
Croyez-vous que Bush subira les effets du bourbier financier dont il est à l'origine? Il ralentira sur l'autoroute, vendra son avion... C'est à se demander s'il en prend conscience en écoutant son acolyte chanter le principe de Reagan qui dit que le déficit budgétaire n'est pas un problème politique.
Nous pouvons bien rêver qu'un jour les responsables d'un gâchis économique répondront de leurs actes? En attendant, ils trouveront bien le moyen de se donner des primes de performance en se fermant les yeux sur la souffrance occasionnée par leur indifférence.

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