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La chanson est sociale parce que populaire

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le lundi 04 août 2008 18:00



Pour une fois qu'un spectacle des Francos par ses chansons ne s'en tient pas qu'à raconter la vie quotidienne. Plusieurs chanteurs, chanteuses ou groupes de la relève s'en tiennent beaucoup trop à l'existentiel ou à l'intime en tant que thème dominant des chansons.

Tout dépend de l'angle retenu, si la jeunesse se désengage trop en musique comme en tout socialement, elle court après son propre malheur. L.Waridel et H.Latulippe en tant que jeunes ne sont pas des musiciens et ils ne sont pas particulièrement excitants à entendre. Tout au moins ils ont quelque chose à dire! Si on s'en tient à l'angle musical, ni Waridel, ni Latulippe ou Langirand n'ont d'affaire là. Mais voilà l'élargissement des horizons fait sur le strict plan artistique par un Pierre Lapointe avec Mutandès peut se faire aussi sur un plan global en incluant la dimension politique comme cela a été le cas avec Planète bleue. Il en va de même d'ailleurs pour le spectacle de la fête nationale de la St Jean.

Il ne faut pas mettre la politique partout en musique populaire comme on a tenté de le faire maladroitement avec MacCartney ce qui ne veut pas dire autrement que des sociétés occidentales se déterminent encore comme dynamiques lorsque leurs artistes très majoritairement ne sont plus capables de s'impliquer sur des questions politiques.

Pour rester avec les ex Beatles, la légende de John Lennon serait sûrement moins forte s'il n'avait pas chanté et composé Imagine, lui même inspiré par un certain Bob Dylan.

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