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Raphaël Melançon
Envoyé Le lundi 04 août 2008 10:00



Plus je lis et relis le cahier de propositions du Congrès-jeunes de la CJ-PLQ, plus je me rends à l'évidence de combien ces jeunes ont été audacieux de mettre de l'avant de telles propositions, mais aussi combien il a été imprudent, irresponsable et surtout irréfléchi de leur part d'agir ainsi. En adoptant de telles propositions, ils cautionnent toutes mesures qui permettront d'appauvrir les travailleurs et étudiants québécois, en plus de vouloir dilapider les richesses naturelles en les vendant à l'étranger et en saccageant le caractère francophone de l'école primaire québécoise. En un coup d'oeil à leur cahier de propositions, on remarque comment leur travail a été vite fait, sans penser aux conséquences de tels actes, comme si on avait tout simplement voulu faire un ''Top 50'' des propositions-chocs ou un ''Comment saper sa propre crédibilité sur la scène politique POUR LES NULS''.

Ce congrès-jeunes de la Commission-jeunesse libérale soulève beaucoup de controverses, une chose dont Jean Charest aurait bien voulu se passer, lui qui s'efforce à ne rien brasser (même pas des idées) depuis la dernière année, une tactique qui - surprise! - lui semble favorable ces derniers temps.

Décidément, la CJ a voulu frapper gros, peut-être un peu trop. Du moins, elle a su au cours de cette fin de semaine rappeler aux Québécois pourquoi le Parti libéral est si mal aimé des travailleurs, des familles et des étudiants de la classe moyenne: il est littéralement déconnecté de la réalité. Le ''bon peuple'' comme dirait François Beaudry n'a pas les moyens de se payer de telles hausses radicales du coût de la vie (hausse des tarifs d'électricité, hausse des frais de scolarité, etc, etc...)

Haut perchée au-dessus de la moyenne québécoise, les élites libérales, avec François Beaudry (avocat de formation, je vous le rappelle) à leur tête, n'ont vraiment pas compris ce que demandaient les Québécois. Résolument, nous sommes bien loin des jeunes libéraux du temps de Robert Bourassa.

Par chance, le président des jeunes libéraux de l'époque, Mario Dumont, a su quitter le navire libéral à temps pour aller fonder l'Action démocratique du Québec. Grâce à lui, il y a encore de l'espoir pour les jeunes du Québec...

En terminant, j'aimerais simplement rappeler que la Commission des Jeunes de l'ADQ a adopté, lors de son dernier Congrès en mai dernier, un proposition visant à imposer le vote secret dans les syndicats et ce en toutes circonstances. Une fois de plus, les jeunes libéraux nous ont démontré qu'ils sont depuis longtemps passés maîtres dans l'art de voler les idées des autres...

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