Diane Dufresne-Terre planète bleue - Fortes impressions et vains discours
Mots clés : FrancoFolies, Diane Dufresne, Musique, Montréal

Photo: Jacques Grenier
L'intention de Diane Dufresne était louable: offrir une telle tribune à des activistes méritants ne manque pas de générosité. Mais était-ce utile? Ce qui fonctionnait, ce qui était puissant et rentre-dedans, c'était Diane Dufresne toussant, puis hurlant: «Donnez-moi de l'oxygène!» C'était Dufresne déguisée «bag lady», enchaînant Le Monde est fou et Hymne à la beauté du monde, textes à portée planétaire signés Plamondon. C'était Richard Séguin, en prise directe avec la terre, chantant simplement ce qui en disait le plus long: Qu'est-ce qu'on leur laisse?
Il y avait des trouvailles de mise en scène, chevaux et oiseaux-marionnettes traversant la foule par le couloir de sécurité, acrobates soulevant Guilbeault à la fin de son numéro, jouant les petits soldats avec Dufresne, mais ce spectacle n'était jamais plus réussi que lorsque la chanson en était le centre: Michel Rivard chantant une extraordinaire version de Je voudrais voir la mer, sur fond de chorale. Nul besoin d'images de baleines et de vagues. La mer, dans cette voix, cette mélodie, cette chorale, on la voyait déjà. Dans un bon spectacle, fut-ce un spectacle à vocation écolo, tout devrait être dans les chansons. Hier, tout l'était, quand on enlevait le reste.
Vos réactions
Sylvain Cormier et Terre planète bleue, vaine critique - par Richard Langevin
Le mercredi 06 août 2008 20:00
L'intelligence du peuple - par DesRochers Sylvie
Le lundi 04 août 2008 23:00
La chanson est sociale parce que populaire - par Jean Pierre Bouchard
Le lundi 04 août 2008 18:00
Magnifiques interprétations - par Alain Caron
Le lundi 04 août 2008 14:00
Ce n'est jamais le lieu! - par Jean-François Lessard
Le lundi 04 août 2008 11:00
Jugement discutable - par Jacques Léger (ljleger@sympatico.ca)
Le lundi 04 août 2008 10:00

