Afrique du Sud - L'ANC confirme la candidature de Zuma

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AFP
Édition du samedi 02 et du dimanche 03 août 2008

Mots clés : élections générales de 2009, Jacob Zuma, Gouvernement, Élection, Afrique du sud (Pays)

Jacob Zuma fait face à un procès pour corruption.

Photo: Agence France-Presse

Johannesburg -- Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l'ANC, a confirmé hier que son chef, Jacob Zuma, conduirait la campagne du parti aux élections générales de 2009 malgré ses déboires judiciaires, ce qui le place en position de favori pour décrocher la présidence du pays.

«Jacob Zuma mènera la campagne de l'ANC», a déclaré lors d'une conférence de presse le secrétaire général du Congrès national africain (ANC), Gwede Mantashe.

La veille, Jacob Zuma, élu à la tête de l'ultramajoritaire ANC en décembre, a perdu son dernier recours en justice avant l'ouverture lundi de son procès pour corruption et fraude, qui devrait être ajourné. La Cour constitutionnelle a refusé jeudi d'exclure du dossier d'accusation des documents à charge.

Selon Gwede Mantashe, cette décision n'est pas une surprise, puisque le chef de l'ANC, qui a toujours clamé son innocence, est «persécuté et non poursuivi» par la Justice.

Les partisans de Jacob Zuma, 66 ans, ont toujours assuré que leur leader était victime d'un complot politique orchestré par le clan du chef de l'État Thabo Mbeki.

«C'est un dossier politique qui vise à empêcher "le Vieux" de devenir le président sud-africain», a martelé hier le chef de la Ligue de la Jeunesse de l'ANC, Julius Malema, qui s'était fait remarquer en juin en se disant prêt à «tuer» pour son mentor.

«Zuma sera le président, qu'il y ait un procès ou pas», a-t-il insisté.

Le président de l'ANC a toutefois répété à plusieurs reprises qu'il démissionnerait s'il était condamné avant l'élection.

Le procès qui ouvre lundi à Pietermaritzburg (est) devrait immédiatement être ajourné, les avocats de Jacob Zuma ayant l'intention d'introduire en début d'audience une dernière requête de procédure.

L'ANC prévoit mobiliser des militants près du palais de justice pour qu'ils manifestent leur soutien à leur chef. Jacob Zuma est soupçonné d'avoir accepté, alors qu'il était vice-président du pays, des pots-de-vin d'une succursale du groupe français Thales, pour empêcher qu'elle soit inquiétée dans le cadre d'une enquête sur un contrat d'armements.


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