Mots clés : Mythes et réalités dans l'histoire du Québec, Marcel Trudel, Culture, Livre, Québec (province)
Nombre d'historiens prétendent à l'objectivité. Pourtant, ils ne racontent pas la même histoire, même s'ils s'inspirent des mêmes faits. C'est que l'affaire est complexe. Le cadrage de l'un, par exemple, ne sera pas celui de l'autre. À l'histoire politique du premier, le second opposera l'histoire sociale. De même, à l'heure de l'interprétation, inévitable, même chez ceux qui se réclament de la neutralité, des désaccords surviendront. Tel événement, reconnu par tous, est-il vraiment la cause de tel autre? On sait, par exemple, que les historiens de l'école de Montréal (Frégault, Brunet et Séguin) attribuaient les retards socioéconomiques du Québec à la Conquête, alors que ceux de l'école de Québec (Trudel, Ouellet et Hamelin) les attribuaient plutôt à des problèmes d'origine interne à la société canadienne-française, dont l'omniprésence du clergé. Plus tard, d'autres rejetteront même cette thèse d'un quelconque retard. Qui dit vrai?
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Si vous êtes abonnés mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.