Opinion
Lettres - L'UdeM en Chine : décalage linguistique ?
Mots clés : Langue, Université, Chine (République populaire) (Pays), Québec (province)
On pouvait récemment lire sur le site Internet de l'Université de Montréal que le classement 2007 du Times Higher Education Supplement faisait de celle-ci la première université de la francophonie. Or, il appert que l'UdeM occulte dorénavant l'importance du français dans ses activités menées à l'étranger. Chaque été, l'UdeM organise un programme intensif en droit chinois à la très prestigieuse Université de science politique et de droit de Chine. Je reviens tout justement de ce programme qui s'est tenu à Pékin et je reste encore médusé du fait que Mme Konstantia Koutouki, professeure associée à la faculté de droit de l'Université de Montréal, s'est refusée à employer le français dans ses allocutions publiques, et ce, malgré une demande à cet égard.
Alors que les regards étaient dernièrement tournés vers Paul McCartney, qui a rapidement saisi l'importance du français au sein des institutions québécoises, l'UdeM doit entreprendre un examen de conscience et enjoindre au doyen de la faculté de droit de remédier aux malaises engendrés par le décalage linguistique, nouvelle pathologie qui afflige notre plus grande université francophone lors de ses voyages en Chine.

