Cannon enfonce une porte ouverte
Québec -- Le gouvernement Harper enfonce une porte ouverte en faisant savoir haut et fort qu'il «permet» à Québec de négocier une entente sur la main-d'oeuvre avec la France, croit-on au bureau de Jean Charest. «On n'a de toute façon pas de permission à demander au gouvernement fédéral pour faire une chose comme celle-là», a rétorqué hier Hugo D'Amours, l'attaché de presse du premier ministre québécois. «Le principe qui a toujours prévalu est celui-ci: ce qui est de notre compétence chez nous est de notre compétence partout», a-t-il insisté, évoquant une doctrine définie à l'époque de la Révolution tranquille par l'ancien ministre Paul Gérin-Lajoie. D'ailleurs, depuis le lancement des négociations entre le Québec et la France, il y a un an, le gouvernement Charest n'a «à aucun moment eu de discussion avec Ottawa» sur le sujet, a précisé M. D'Amours. (texte intégral)








