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Le principe de précaution

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Pierre Vaillancourt (pvaillancourt26@yahoo.ca)
Envoyé Le lundi 28 juillet 2008 11:00



J'aimerais réagir à l'opinion de M. Jean-Pierre Audet (Je décroche).

M. Audet, vous devriez effectivement moderniser vos lectures. Je vous suggère le rapport-synthèse du GIEC, publié le 6 avril 2007. Ou le dernier rapport de l'ONU sur l'État de la planète, son plus exhaustif, le GEO-4 : Perspectives mondiales en matière d'environnement (octobre 2007). Ou la récente étude britannique (juillet 2008) faite par un groupe d'experts provenant cette fois des milieux de la finance, de l'énergie et de l'environnement qui nous annonce que l'humanité ne dispose plus que de 100 mois, un peu plus de 8 ans, pour changer ses habitudes de destruction de la planète, sinon nous atteindrons un point de non-retour aux conséquences dévastatrices.

Les scientifiques non-inféodés ne sont pas ceux que vous pensez, monsieur Audet. Les conclusions du rapport-synthèse du GIEC sont issues d'une compilation consensuelle du travail des 6 dernières années de 2500 scientifiques venant de 130 pays différents, incluant des scientifiques de la Chine, du Canada, des États-Unis et de l'Arabie Saoudite, tous des pays qui ne sont pas particulièrement réputés pour leur activisme environnemental.

Entre l'élevage d'autruches et la culture du principe de précaution, je choisis cette dernière.

Pierre Vaillancourt
Enseignant

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