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Un peu de raison
Quiconque s'informe correctement sur la question du 11 septembre comprend rapidement que le scénario officiel sur les événements du 11 septembre ne tient pas la route, et que le rapport de la Commission est un document dénué d'objectivité. Les faits ne correspondant pas au scénario officiel sont trop nombreux et trop précis pour ne pas éveiller des soupçons déterminés. Taxer de "théoriciens du complot" tous ceux qui écoutent leur raison et émettent des doutes est un procédé malhonnête, par lequel on tente de réfuter les gens ad hominem en les associant à une nébuleuse idéologique où se côtoient délires antisémites ou millénaristes des paranoïaques qui voient à l'oeuvre les "12 familles" ou pourquoi pas les "extraterrestres".
Deux points sont à préciser:
1) remettre en doute le scénario officiel du 11 septembre ne revient pas automatiquement à supposer que ce fut le fait d'éléments criminels infiltrés dans le gouvernement américain;
2) cette hypothèse est pour l'instant complètement invérifiable, mais elle n'est pas insensée. Il n'y a rien de farfelu à supposer que des criminels se soient emparés des rênes du pouvoir américain pour le piloter à leur avantage personnel avec un cynisme total. Les exemples de ce genre pullullent dans l'histoire et le pouvoir américain fait la preuve depuis des décennies qu'il est prêt à mentir, à déclarer des guerres illégales, à renverser des gouvernements, à armer des groupes terroristes (au vrai sens du terme), à contrôler les réseaux de drogue, etc., dans le but d'optimiser les intérêts de l'élite économique. La thèse d'un "complot" interne n'est pas étayée, mais il est faut être soit ignorant, soit de mauvaise foi pour l'écarter comme si elle était absurde. C'est loin d'être le cas, et si le principe du rasoir d'Ockham a quelque valeur, il faut admettre qu'elle rend compte des faits d'une manière beaucoup plus simple et plus élégante que cet improbable gruyère explicatif que constitue le scénario officiel, lequel a été lancé dans les médias dans les heures suivant les attentas pour n'être pas la suite plus jamais remis en question (même si, par exemple, on a découvert depuis que certains des pirates de l'air présumés sont encore vivants!).
Le Devoir devrait donner l'exemple d'un journal indépendant capable de faire autre chose que de refléter systématiquement l'idéologie des pouvoirs en place, comme n'importe quel autre journal corporatiste. Tant qu'à faire, lisons directement la Presse.
YLacroix
