Vos réactions

La guerre a ses raisons que la raison ne connaît guère

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

gilbert troutet
Envoyé Le jeudi 24 juillet 2008 21:00



Quand une armée étrangère envahit votre pays, certains ont le courage de prendre les armes pour la bouter dehors. C'est ce qu'ont fait les résistants français, belges et autres pour renvoyer chez elle l'armée nazie. Le régime de Vichy qualifiait ces résistants d'insurgés et de terroristes.

Le général De Bollardière, qui a démissionné à l'époque de la guerre d'Algérie, disait : "Une armée ne peut pas se battre contre un peuple". L'armée française a quitté l'Algérie, comme l'armée américaine a dû quitter le Vietnam (qui rime encore avec napalm!).

Qu'on se le dise, l'armée canadienne n'est pas en Afghanistan pour des raisons humanitaires, ni pour y rétablir la démocratie. La proportion des dépenses militaires/humanitaires en est un bon indice. Il s'agissait d'abord de ne pas déplaire à George Bush comme on l'a fait pour l'Irak. Ensuite, les marchands d'armes font ainsi de bonnes affaires. "La guerre, écrivait Paul Valéry, est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas".

Dernière remarque : avez-vous vu, au printemps dernier la photo en première page du Devoir, où Karzaï était flanqué de son ministre de la défense. Ce dernier arborait lunettes noires, casquette genre SS, le torse bardé de médailles militaires. On aurait cru Pinochet. Malheureusement, ça ne fait pas de vaillants démocrates.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com