Grève contre la vie chère - Agitation sociale en Afrique du Sud

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Reuters
Édition du jeudi 24 juillet 2008

Mots clés : électricité, carburant, Alimentation, Prix, Afrique du sud (Pays)

Johannesburg -- Des milliers d'ouvriers sud-africains en grève ont paralysé les mines et les activités économiques dans quatre provinces du pays hier pour protester contre la hausse des prix du carburant, de l'électricité et de la nourriture.

Cet arrêt de travail de 24 heures s'inscrit dans le cadre d'une série de grèves tournantes organisées par les syndicats dans tout le pays contre l'inflation, les taux d'intérêts élevés et les pertes d'emplois. La puissante centrale syndicale COSATU et ses alliés, notamment dans le secteur minier, veulent que le gouvernement prenne un virage social, faute duquel ils menacent de le balayer.

La COSATU, qui compte près de deux millions d'adhérents, est en principe l'alliée du Congrès national africain (ANC) qui est au pouvoir mais tiraillé par des dissensions politiques.

«Nous ne voulons plus payer de taxes sur le pain, le sel, la paraffine et l'huile», s'est exclamé Zwelinzima Vavi, secrétaire général de la COSATU, devant 25 000 travailleurs lors d'un meeting devant le siège de la compagnie électrique publique à Johannesburg. «Nous disons au ministre des Finances: "Vous n'êtes pas indispensable!"»

La COSATU menace de déclencher une grève générale le 6 août en Afrique du Sud, où le recul de la croissance résultant de la crise énergétique s'ajoute à un climat politique lourd.


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