Maliki et Obama sont d'accord pour un retrait des troupes américaines d'ici à 2010
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Bagdad -- Les autorités irakiennes ont réservé un excellent accueil au candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, Barack Obama, hier à Bagdad. Comme le gouvernement irakien, le sénateur de l'Illinois a exprimé l'espoir que les forces américaines de combat puissent quitter le pays d'ici à 2010.
Mais, après la rencontre avec Nouri al-Maliki, le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh, a affirmé que les autorités de son pays espéraient un départ des troupes américaines combattantes en 2010. Ce calendrier correspond au plan de retrait proposé par M. Obama, dans un délai de 16 mois. «Nous espérons qu'en 2010 les troupes de combat se retireront de l'Irak», a déclaré Ali al-Dabbagh aux journalistes, notant que tout plan de retrait pouvait toutefois être modifié en cas d'un regain de violence.
Obama s'est prononcé ce mois-ci, pour la première fois, en faveur d'un calendrier de retrait des 140 000 militaires américains actuellement présents en Irak, une idée rejetée avec constance par le président George Bush. Le candidat démocrate devait aussi rencontrer en Irak de hauts responsables militaires américains et des diplomates.
La prise de position de M. Al-Maliki sur le niveau des troupes américaines en Irak s'est trouvée au coeur du débat ces derniers jours. Ses déclarations reproduites dans un magazine allemand suggèrent que le premier ministre est favorable à la proposition de Barack Obama pour un retrait d'Irak, étalé sur une période de 16 mois, des forces de combat américaines.

