Programme nucléaire - L'Iran favorable aux négociations de Genève

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du lundi 21 juillet 2008

Mots clés : nucléaire, Mahmoud Ahmadinejad, Ahmed Khatami, Iran (pays)

Vendredi, l'ayatollah Ahmed Khatami avait, devant ses fidèles, fait écho aux négociations en cours en affirmant que l'Iran serait de bonne foi, si c'était réciproque.

Photo: Agence France-Presse

Téhéran -- Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié hier de «pas en avant» les négociations ayant eu lieu samedi à Genève, alors qu'il reste deux semaines à Téhéran pour répondre à l'offre des grandes puissances et éviter de nouvelles sanctions contre son programme nucléaire.

«Toute négociation est un pas un avant [...] et les négociations d'hier font partie de celles que l'on peut considérer comme un pas en avant», a déclaré M. Ahmadinejad.

Le responsable du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, a rencontré, samedi à Genève, Javier Solana, le diplomate en chef de l'Union européenne, ainsi que les représentants du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) pour tenter de trouver une solution à la crise.

Malgré la présence inédite d'un sous-secrétaire d'État, William Burns, ces discussions n'ont pas permis une réelle percée.

«Il y a toujours des progrès dans ces discussions, mais cela est insuffisant», a déclaré samedi à l'AFP M. Solana, à l'issue de la rencontre.

Le négociateur européen a ajouté que les grandes puissances attendaient la réponse de l'Iran sur l'idée d'un «gel pour gel», où les Iraniens accepteraient dans un premier temps de maintenir l'enrichissement de l'uranium à son niveau actuel, tandis que les Six renonceraient à durcir leurs sanctions.

«Les réunions sont difficiles, les choses prennent du temps», a reconnu M. Solana. «Nous espérons beaucoup obtenir cette réponse et nous espérons que cela interviendra dans deux ou trois semaines.»

M. Jalili avait reconnu la difficulté de la tâche en comparant la diplomatie à «un tapis iranien: cela avance millimètre par millimètre. C'est un travail très précis [...], il faut espérer que le produit fini sera magnifique.»

Pour sa part, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a confirmé que les deux parties devaient reprendre contact d'ici à deux semaines.

«Lors de sa visite à Téhéran [en juin], M. Solana a présenté un texte sur le cadre des négociations. Nous avons examiné cette proposition», a déclaré hier M. Mottaki, après le conseil des ministres.

«Nous avons aussi présenté à Genève notre propre proposition sur la manière de poursuivre les négociations. Ils vont examiner le cadre proposé pendant une ou deux semaines» avant que les deux parties ne reprennent les discussions, a-t-il ajouté.

M. Jalili a déclaré, lors d'une rencontre tenue hier avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Kisliak, présent à Genève, que «les deux feuilles de route [iranienne et du 5+1] avaient de bons points communs pour permettre la poursuite des négociations et que les points de désaccord pouvaient être discutés», a rapporté l'agence Irna. M. Mottaki a également qualifié de «positive» la présence de M. Burns.

Pourtant, quelques heures après la rencontre de Genève, les États-Unis ont demandé à l'Iran de faire un choix clair entre «la coopération» et «la confrontation» qui signifierait de nouvelles sanctions. Washington a de nouveau exigé la suspension de l'enrichissement d'uranium avant tout dialogue avec Téhéran.

La presse iranienne a vu pour sa part un signe positif dans la présence des Américains aux pourparlers de Genève.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com
  Publicité - Un produit ou un service ?