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Une longue portée d'effets pervers.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 23 juillet 2008 09:00



Les sondeurs commanditaires du PLQ pistonnent et activent la girouette libérale 2008 du haut clocher du parlementarisme spectacle et affichent avec pompes, le cirque de ses dernières collusions avec son vis-à-vis ontarien, sur le libre échange d'une main d'oeuvre qui n'a surtout pas l'habitude de la migration transfrontalière vers l'Est (frontières linguistiques) et que lui et celui qui gouverne l'ex-province de ses pratiques fédéralistes, croient pouvoir robotiser et zapper à volonté. Bluff et grandiloquente jactance. Paroles, paroles, paroles ! Ça n'a surtout pas manqué de soulever l'ire des infirmières québécoises, ces cibles bafouées et servantes du «Système doctoral», entre autres. Ce grand vide d'un petit sommet d'artifices et d'illumination, illustre l'idée fixe et un autre des coûteux aller-retour de notre dégingandé résultat électoral du NON à André Boisclair (2007). Jean Charest vient de trouver, dans les breloques du Conseil de la fédération, quelques vernis et polis contribuant à faire briller, l'espace d'un matin, le transfuge et spécialiste du RIEN-FAIRE et du FAIRE-FAIRE qui demandera à un autre Commissaire de FAIRE SEMBLANT d'enquêter, à coups de millions, de peaufiner et de PARFAIRE un rapport qu'il prendra plaisir à DÉFAIRE, seule chose qu'il sait si bien FAIRE et REFAIRE.

À mesure que 2008 avance, on a de plus en plus l'impression que notre libéral national de service, se prend pour Samuel de Champlain et prend pour acquis que toute camelote ou pacotille qui brille, est susceptible d'illuminer et d'animer potentiellement la niche parlementaire de ses fadeurs, les podiums de ses apparitions blafardes et les catacombes de son itinérance quotidiennement prolongée et rallongée, par les calculs de la récurrence politique libérale. Il semble vouloir devenir le proprio du boulier du plus gros bingo macro politique de la loterie provinciale de son pouvoir et celui de nos historiques dépendances nationales. Homme de galas, de falbalas, de tombolas, de tapis rouges, de voyages, d'inaugurations, de réceptions, de carnavals et de festivals, le «minoriton minoritaine» qui ne se soucie que de son bien-être, que de ses biens personnels, que de ses salaires et revenus d'appoint, que de ses frisettes et des ajustements de tout ce qui doit enrober son ego, vide toutes les bombonnes de vernis, croyant ajouter un peu de «gloss» et de brillantine à son auguste image et à l'ensemble de ses faux-semblants, croyant ainsi aveugler et détourner les regards de ceux et de celles qui observent, estomaqués et choqués, les tracés de sa faux-fuyance ainsi que les marques profondes que laissent les griffes des insolentes empoignes de sa suffisance, les grappins de son facétieux pouvoir et les crampons de ses emprises.

Pour le temps qui lui reste, la girouette libérale nationale tournaillera et viraillera (dirait Labeaume), au gré des vents dominants et des courants de l'heure. Il accréditera tous ses lobbyistes, il glorifiera ses partisans, il ministrablera un non élu et parachutera à Québec, ce bleuet libéral du bleu qui sied si bien aux conservateurs, défait chez-lui par les siens, en 2007. Il médaillera et nichera ses généreux donateurs et ses suçoteux sondeurs. Il s'auto médaillera et s'honoriscausera des hermines de la gloriole et des pompes artificieuses que se cherchent certaines institutions universitaires, en ce 400e. Il meublera les loggias de ses apparats, en recevant la Légion d'Honneur, dès cet automne 2008, des mains de la sauterelle présidentielle française. Et, tout ça, aux frais des béats payeurs de taxes du Québec.

Et, en même temps, nos compétentes infirmières dont nombreuses sont les bilingues, méprisées par l'ex-spécialiste du MSSS et ses richissimes confrères de la médecine macro spécialisée en mégas salaires, gambaderont en direction de l'Ontario pour aller y travailler dans de meilleurs conditions professionnelles beaucoup plus respectueuses de leur rôle primordial, dans le système de la Santé et avec de meilleures conditions salariales.

Décidément, le Québec de l'époque de Réal Caouette, se portait mieux que sous le rétrograde duplessiste libéral actuel, si minoritaire soit-il ...

Gerry Pagé
Ville de Québec

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