Faut-il manger ou libérer Big Dee-Dee?
Mots clés : vente aux enchères, homard géant de 100 ans, Big Dee-Dee, Faune, Canada (Pays)
Des enchères sont organisées à Shédiac pour décider du sort d'un homard géant
Ottawa -- Un homard géant présumé centenaire est au coeur d'une onéreuse vente aux enchères dont le vainqueur pourra déterminer le destin du curieux crustacé: l'eau bouillante ou le retour à la mer.
Ce colosse à la pince d'or attire les foules, plus d'un millier de touristes par jour, assure Denis Breau, propriétaire de la poissonnerie.
«La moitié des gens veulent qu'on fasse un gros party pour le manger, l'autre moitié souhaite qu'on le libère», a-t-il déclaré. Pour trancher ce débat houleux, M. Breau a organisé une vente aux enchères où s'affrontent partisans de la fourchette et défenseurs des animaux.
Pour l'instant, rien n'est joué pour le homard. Une femme de l'Ontario a en effet offert 3500 $ pour libérer Big Dee-Dee, alors qu'une autre de Vancouver tente de convaincre l'association de défense des animaux PETA (Pour un traitement éthique des animaux) de l'aider à le sauver. L'heureux vainqueur sera proclamé d'ici quelques semaines. «La bonne chose à faire est probablement de le libérer», pense M. Breau. Mais un permis attestant de la bonne santé d'un homard vivant est essentiel pour le retourner à la mer, ont fait savoir des responsables du ministère canadien des Pêches.

