Un mineur est contraint à prendre sa retraite
Mots clés : Melrose Scot, retraite obligatoire, Cour suprême du Canada, Justice, Canada (Pays)
Ottawa -- Un mineur du Nouveau-Brunswick qui contestait sa retraite obligatoire à 65 ans a été débouté par la Cour suprême du Canada.
M. Scott avait alors déposé une plainte devant la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick. La décision de la Commission -- favorable à M. Scott -- avait subséquemment été renversée par deux autres tribunaux, puis finalement par la Cour suprême.
La Cour suprême a notamment rejeté l'appel de M. Scott parce qu'il profite d'un régime de retraite. La décision repose d'ailleurs sur ce qui constitue un «régime de pension effectif».
Le Code des droits de la personne du Nouveau-Brunswick interdit aux entreprises d'imposer une mise à la retraite, sauf si elles offrent à leurs employés un régime de retraite qui contient des clauses concernant une telle retraite.
Plusieurs autres provinces -- dont l'Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard -- permettent des exemptions similaires quand les régimes de retraite sont conçus en fonction d'une retraite vers l'âge de 65 ans.
Dans le cas du Nouveau-Brunswick, la Loi sur les droits de la personne stipule qu'une entreprise peut contraindre un employé à la retraite si elle offre «un régime de retraite ou de pension effectif qui ont pour effet d'exiger un nombre minimal d'années de services».
La Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick avait demandé à la Cour suprême de stipuler comment on peut définir si un régime de retraite peut être considéré comme «effectif» en vertu de la loi.

