Terres en friche remises à des agriculteurs privés
Mots clés : agriculteurs privés, Terres en friche, Raúl Castro, Gouvernement, Agriculture, Cuba (pays)
Le gouvernement cubain cherche à augmenter la production d'aliments

Photo: Agence Reuters
Les terres en friche, qui représentent 51 % des surfaces cultivables du pays, seront remises en usufruit aux agriculteurs privés pour une période de dix ans
renouvelable.
Elles pourront également être distribuées entre les fermes et coopératives d'État ou d'autres entités pour une période de 25 ans, également renouvelable, selon le décret signé par Raúl Castro à la date du 10 juillet, la veille d'une session du Parlement où la mesure a été adoptée.
La limite maximum des terres en friche à remettre aux particuliers qui n'en possèdent pas est de 13,42 hectares, et dans le cas de ceux qui possèdent des terres, en propriété ou en usufruit, leur surface pourra être augmentée jusqu'à 40,26 hectares, précise le décret.
Le chiffre de 13,42 ha représente la mesure traditionnelle des surfaces agricoles à Cuba, la «caballeria».
«Il y a actuellement pour diverses raisons un pourcentage considérable de terres de l'État en friche, raison pour laquelle il est nécessaire de les remettre en usufruit à des personnes physiques ou juridiques, avec l'objectif d'augmenter la production d'aliments et de réduire les importations», explique le décret.
Impôt
Les terres distribuées seront «non transférables et ne pourront être cédées ou vendues à un tiers», et leur bénéficiaire devra payer un impôt, selon le document.
La remise des terres en friche devra se faire «avec le contrôle nécessaire et en évitant les illégalités», conformément au «régime légal de possession et de propriété de la terre» en vigueur à Cuba, souligne le décret.
Raúl Castro qui a fait de l'augmentation de la production agricole une affaire prioritaire de sécurité, avait déclaré la semaine dernière devant le Parlement: «Nous devons renverser définitivement la tendance à la diminution de la surface des terres cultivables.»
«En quelques mots: il faut revenir à la terre! Il faut la faire produire!», avait-il lancé.
Les petits propriétaires fournissent à Cuba l'essentiel de la production agricole alors qu'ils reçoivent considérablement moins de subsides que les coopératives ou les fermes d'État, dont la productivité est bien plus faible.
Mais tous représentent «des formes de propriété et de production qui peuvent coexister harmonieusement, car aucune n'est en antagonisme avec le socialisme», avait assuré Raúl Castro, tout en faisant part de son «admiration» pour «la grande propriété d'État socialiste» à laquelle, a-t-il dit, «nous ne renoncerons pas».

