À voir à la télévision le mercredi 23 juillet - Au plus sombre de la guerre froide
Mots clés : L'espion qui venait du froid, Média, Cinéma, Québec (province)
Quand vient le moment de parler de l'âge d'or du roman d'espionnage, un quatuor s'impose: Ken Follet, Frederick Forsyth, Robert Ludlum et, surtout, John Le Carré. Ce dernier, sans remettre en question le mérite des trois autres, est à la tête d'une oeuvre littéraire d'une rare constance. Peu d'écrivains dits «populaires» peuvent en effet se targuer de conjuguer si harmonieusement de consi-dérables recherches factuelles avec des intrigues efficaces, certes très denses, mais toujours limpides.
au dénouement tragique, l'espion refuse un travail de bureau et accepte une nouvelle affectation en Allemagne, celle-là complexe et pas qu'un peu mystérieuse. Byzantine, l'intrigue ne cesse de fasciner alors que Leamas prend conscience qu'il est manipulé par les deux puissances.
Réalisé avec une austérité appréciable (et rafraîchissante pour le genre) par Martin Ritt (Hud, Absence of Malice), L'espion qui venait du froid demeure l'un des meilleurs films prenant pour toile de fond la guerre froide. C'est aussi l'occasion de retrouver Richard Burton dans l'un de ses rôles les plus sentis. De concert avec Becket, Qui a peur de Virginia Woolf? et La Nuit de l'iguane, L'espion qui venait du froid fait la démonstration éloquente que peu d'acteurs ont si bien su rendre palpable le désarroi de la condition humaine.
Cinéma / L'espion qui venait du froid - Historia, 22h
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