Vos réactions
Le leurre PPP
Lorsqu'il aura quitté la vie politique vers où se dirigera donc notre bon ministre Couillard ???
Ça me fait penser aux portes tournantes, les revolving doors, comme on dit en anglais.
On passe de la politique au privé et du privé à la politique, question d'ajuster à sa guise les lois menant aux profits.
La maladie incurable du néolibéralisme: le privé.
Ce privé qu'on nous présente comme des sauveurs, des missionnaires.
Sans eux, point de salut!
Le gouvernement n'arriverait pas à boucler son budget, les impôts seraient faramineux.
Pourtant, qu'elle est le but premier (et souvent le seul) de l'entreprise privée?
Faire de l'argent.
Eh! Oui! le privé fait énormément d'argent avec les secteurs rentables que le gouvernement leur laisse. Le privé peut se permettre d'investir des sommes colossales... avec les subventions gouvernementales et les exemptions d'impôts!
Si le gouvernement devenait maître d'oeuvre de ces projets rentables, les retombées publiques de ces secteurs lucratifs, profiteraient à long terme à toute la population et non pas à quelques individus.
Les soins à deux vitesses sont chaque jour de plus en plus la réalité.
Mieux vaut vivre riche et avoir de bons soins de santé parce que pauvres, les malades vont crever et souffrir jusqu'à leur dernier souffle.
C'est la justice et l'égalité de notre démocratie.
On profite vraiment de la démocratie lorsque l'on a le portefeuille plein.
La démocratie n'est plus la confrontation des idées et des enjeux, c'est l'accomplissement du pouvoir de l'argent.
La notion PPP a toujours été un leurre. Il aurait été difficile d'avouer que notre gouvernement défendant (sic) les intérêts du pays et des citoyens, était au service du privé. Mais, force est de constater, que la gouverne de l'État sert bien les intérêts privés au détriment des intérêts publics.
Serge Charbonneau
Québec
