Des discussions jugées stériles - Les Tibétains ont voulu interrompre le dialogue avec Pékin
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Les Tibétains avaient demandé, lors de la dernière rencontre avec les autorités chinoises au début de juillet, l'arrêt du dialogue sino-tibétain, mais ont accepté de le poursuivre à la demande de Pékin, a indiqué hier l'envoyé spécial du dalaï-lama, Kelsang Gyaltsen.
«Mais nos homologues chinois estimaient que ce dialogue, que nous avons commencé en 2002, avait été utile pour mieux nous comprendre» et qu'il ne serait pas réaliste de penser qu'un problème si ancien puisse être résolu en quelques années.
«Nous avons donc accepté de nous rencontrer encore en octobre», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, assurant malgré tout avoir de grandes attentes de cette réunion.
L'envoyé du dalaï-lama a par ailleurs émis l'espoir que le président français Nicolas Sarkozy, qui a annoncé qu'il se rendrait à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques le 8 août, profiterait de cette occasion pour encourager le président chinois à chercher une solution «mutuellement acceptable» au Tibet.
Après l'annonce de la participation du président français, «nous avons espéré que le président Sarkozy, qui s'est toujours inquiété de la situation au Tibet, utiliserait cette occasion pour parler au président Hu Jintao et l'encourager à s'occuper sérieusement de la question tibétaine et à chercher une solution mutuellement acceptable», a-t-il indiqué.
Alors que la décision de Nicolas Sarkozy d'assister à cette cérémonie a été critiquée par certains, il a assuré que les Tibétains étaient reconnaissants envers le président français pour ses efforts.
«Il a fait de son mieux pour promouvoir le dialogue» entre Chinois et Tibétains, a-t-il insisté.

