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Yvon Montoya
Envoyé Le lundi 14 juillet 2008 09:00



« Le sacré sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de la mort de Dieu, de la recherche de l'infini ou de ce que l'on appelle l'art sacré proprement dit. » Ce n'est pas programmatique, c'est amalgamatique. Voyez Hegel, Baudelaire, Zola, Benjamin, Huymans, Groys, Huygues, Besançon, Breton, Henry, Kandinsky, Malevitch etc. Votre phrase ne dit rien au regard de l'histoire de l'art. Désolé mais c'est juste pour dire que le journaliste devrait parler de ce qu'il connaît et maîtrise pour offrir un article éclairé et éclairant.

« si l'art est né avec Dieu, l'art moderne, lui, est largement né du désenchantement qui caractérise le XXe siècle. » Il y a de belles études importantes et incontournables qui détromperont ce que vous écrivez là. Surtout cette notion de « désenchantement ».

« Contrairement à ce que disait André Malraux... », il est su et même « prouvé » que Malraux n'a jamais parlé de « spirituel » , il dira à Pierre Desgraupes un 10 novembre 75 : "On m'a fait dire : "le XXIe siècle sera religieux". Je n'ai jamais dit cela bien entendu, car je n'en sais rien. Ce que je dis est plus incertain. Je n'exclus pas la possibilité d'un évènement spirituel à l'échelle planétaire." Nous savons que Malraux fut un non-croyant de la première heure : « Comment remplacer Dieu », se demandait-il? C'est un des personnages de La Condition humaine, Tchen, qui dira: "Que faire d'une âme s'il n'y a ni Dieu, ni Christ?". D'ailleurs, son enterrement se fit sans office religieux. Le journalisme requiert une rigueur pour ainsi dire sacerdotale.

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