La guérilla accuse de trahison les gardiens de Betancourt

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AFP
Édition du samedi 12 et du dimanche 13 juillet 2008

Mots clés : guérilla, accusations, trahison, Enlèvement, Forces armées, Colombie (Pays)

Bogotá -- Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont accusé de trahison les gardiens de leurs 15 otages qui ont retrouvé la liberté dont Ingrid Betancourt, selon un communiqué rendu public hier par l'état-major du mouvement rebelle.

«La fuite des 15 prisonniers de guerre, le mercredi 2 juillet, a été la conséquence directe de la conduite méprisable de "Cesar" et d'"Enrique", qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance qui leur a été accordée», affirme le communiqué des FARC daté du 5 juillet et rendu public dans le site Internet de l'Agence bolivarienne de presse (proche de la guérilla).

Gerardo Aguilar, alias «Cesar», et Alexander Farfan, alias «Enrique» ou «Gafas» (lunettes), étaient les deux principaux responsables des FARC chargés de surveiller les otages. Ils ont été fait prisonniers lors d'une opération militaire héliportée colombienne et doivent être prochainement extradés aux États-Unis.

«Indépendamment de cet épisode, inhérent à toute confrontation politique et militaire qui connaît des victoire et des échecs, notre politique pour parvenir à des accords humanitaires est toujours en vigueur. En poursuivant la libération par des voies militaires comme unique moyen, le gouvernement devra assumer les conséquences de cette téméraire et aventureuse décision», déclare le communiqué des FARC.

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, trois Américains et onze militaires colombiens ont retrouvé la liberté le 2 juillet lors d'une opération héliportée d'un commando de l'armée colombienne.

Il s'agit de la première réaction de la guérilla depuis la libération des 15 otages.

Vendredi dernier, la Radio suisse romande (RSR) avait affirmé que des membres des FARC avaient touché quelque 20 millions de dollars pour libérer les otages, dont Ingrid Betancourt. Bogotá avait alors immédiatement et fermement démenti.


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