La guérilla accuse de trahison les gardiens de Betancourt
Mots clés : guérilla, accusations, trahison, Enlèvement, Forces armées, Colombie (Pays)
Bogotá -- Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont accusé de trahison les gardiens de leurs 15 otages qui ont retrouvé la liberté dont Ingrid Betancourt, selon un communiqué rendu public hier par l'état-major du mouvement rebelle.
Gerardo Aguilar, alias «Cesar», et Alexander Farfan, alias «Enrique» ou «Gafas» (lunettes), étaient les deux principaux responsables des FARC chargés de surveiller les otages. Ils ont été fait prisonniers lors d'une opération militaire héliportée colombienne et doivent être prochainement extradés aux États-Unis.
«Indépendamment de cet épisode, inhérent à toute confrontation politique et militaire qui connaît des victoire et des échecs, notre politique pour parvenir à des accords humanitaires est toujours en vigueur. En poursuivant la libération par des voies militaires comme unique moyen, le gouvernement devra assumer les conséquences de cette téméraire et aventureuse décision», déclare le communiqué des FARC.
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, trois Américains et onze militaires colombiens ont retrouvé la liberté le 2 juillet lors d'une opération héliportée d'un commando de l'armée colombienne.
Il s'agit de la première réaction de la guérilla depuis la libération des 15 otages.
Vendredi dernier, la Radio suisse romande (RSR) avait affirmé que des membres des FARC avaient touché quelque 20 millions de dollars pour libérer les otages, dont Ingrid Betancourt. Bogotá avait alors immédiatement et fermement démenti.

