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@ monsieur Yvon Montoya

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Lorraine Dubé
Envoyé Le dimanche 13 juillet 2008 22:00



Ne pouvant vous répondre que par l'entremise de cette tribune, je souhaite que vous puissiez prendre connaissance de mon ajout. Monsieur Montoya, j'ai voyagé beaucoup mais n'ai pas encore eu le bonheur de visiter la France. Ce que j'ai l'intention de faire un jour. Je me suis renseignée de diverses manières qu'il serait inutile d'énumérer. J'en viens à l'essentiel de ce que je tiens à vous préciser. J'en connais suffisamment de la France pour m'en faire une opinion et surtout en être solidaire malgré les apparences.
Ce qui ne m'oblige pas à l'approuver constamment et ne m'empêche pas de témoigner de mon expérience, comme on peut le faire tendrement avec un membre de la famille (cousins), comme vous le faites vous-même en me corrigeant dans votre
réplique monsieur Montoya. J'ai négligé dans mon texte précédent de mentionner mon affection profonde pour plusieurs amis Français, et cela, depuis ma tendre enfance. Dans le texte d'Antoine Robitaille il mentionne des propos d'Alain Juppé:...Par un curieux phénomène, ils en viennent à émailler leur vocabulaire de mots anglais «pour faire croire qu'au contraire, ils le connaissent». Un peu comme Brice de Nice! «Ça fait bien, ça fait chic!»...« Il y a un manque de fierté évident...»
Ces paroles ne sont pas les miennes et je ne les cautionnais pas. Je le précisais bien il me semble. Soyez davantage persuadé d'une maladresse de syntaxe que de condescendance de ma part. Autant que lorsque je mentionnais mon accord avec monsieur Michaud, je précisais * en ce qui à trait à l'aberration de légisférer pour interdire l'usage de l'anglais en France.*
Cependant premettez-moi de maintenir mon agacement de diminutifs continuels dans plusieurs traductions. Un anglophone m'a d'ailleurs confirmé son exaspération à essayer de comprendre certains termes utilisés. Bien entendu, je n'oserais aller aussi loin mais je comprends la difficulté de maîtriser une langue alors qu'on la modifie de la sorte. Mais comprenez bien monsieur Montoya que je n'en fais pas une obsession. La protection de notre langue française au Québec est suffisamment importante pour qu'elle soit prioritaire à mes yeux. Poutant je me suis déjà fait dire "La France le fait bien elle". La mère Patrie
étant un important pilier de la Francophonie, n'a-t-elle pas la responsabilité d'en être une des gardiennes? Elle est une référence,une inspiration. Je n'aime pas cette tendance qu'ont certains de glorifier à outrance la langue anglaise bien que je ne nie pas l'importance de l'ouverture sur le monde. Le français en Amérique a résisté malgré toutes les contraintes de l'assimilation, et celui de la proximité d'une mer anglophone, 98% de la population nord-Américaine
n'ayant pas pour langue maternelle le français.
Permettez-moi de condamner l'utilisation de
diminutifs qui charcutent cette si belle langue. Quelle musique pour nos oreilles monsieur Montaya que d'entendre par exemple Lara Fabian, et, elle n'a pas besoin de parler à la Québécoise pour que ce soit plus agréable. Elle n'a pas non plus à y ajouter quoi que ce soit d'anglophone. Elle n'a pas à modifier ou diminuer ce qui se doit de rayonner dans toute sa splendeur, sa richesse, son intégrité. On pourrait
même se passer du terme week-end bien que toléré dans le dictionnaire. Je dois spécifier que j'affectionne particulièrement les ajouts tel courriel pour éviter
l'utilisation de e-mail. Nous l'employons souvent au Québec.
Je constate sans vouloir vous offenser une abscence
de vigilance en cette banalisation à modifier à outrance
ce qui se doit d'être préservé tel un trésor. Je n'ai pas la prétention de posséder LA VÉRITÉ, comprenez-moi bien. Je comprends ceux qui parlent d'une langue vivante, en mouvement, mais, pas au point de la diluer à outrance. Que la
France soit une des gardiennes de la langue française, qu'elle soit solidaire de ceux qui la portent à bout de bras,
pour la pérénité de celle sauvegardée à l'autre bout du monde, en Amérique.
Mes salutations amicales
Lorraine Dubé


Je tenais absolument, malgré qu'il n'aura probablement pas votre attention, à rectifier par ce deuxième envoi ce que vous aviez considéré à tort comme de l'antagonisme.


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