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Catherine Browne
Envoyé Le mercredi 09 juillet 2008 16:00



Merci pour cet article qu'Isabelle Paré a écrit après le circuit que je lui ai fait faire dans le Griffintown.
Je me permets pourtant de soumettre quelques rectifications au texte:
. à ma connaissance, le zonage industriel qui a mis à mort le secteur a été appliqué en 1963 plutôt qu'en 1966;
. Le Griffintown est le premier quartier ouvrier au Canada; il a aussi été un des quartiers les plus densément peuplés des villes de l'Empire britannique; mais il n'est pas le premier quartier ouvrier d'Amérique (j'imagine qu'il y a eu d'autres quartiers industriels plus anciens aux USA).
. Celui qui se vit disputer la propriété du Griffintown par Mary Griffin se prénomait Thomas et non Francis McCord.
. La jetée qui a protégé le Griffintown et le Vieux-Montréal contre les inondations s'appelait la jetée MacKay (aujourd'hui Cité-du-Havre) et non jetée Jacques-Cartier; elle a été construite en 1891-1898 et non en 1875.
. Quand plus de 100 000 Irlandais ont migré vers le Saint-Laurent en 1847, il y avait moins 50 000 habitants à Montréal (et non au Canada qui en avait déjà près de 2 millions).
. Lors de cette première «migration de la famine» (1847-1848), environ 25 000 sont morts pendant le voyage et en quarantaine, dont 6 000 à Montréal dans les anciens baraquement de quarantaine de Pointe Saint-Charles, dans un secteur nommé Goose Village (et non Goose Town) puis Victoriatown (aujourd'hui détruit).
. C'est en 1879 et non en 1869 que Mary Gallagher a été assassinée: c'est donc en 2012 que nous aurons l'occasion de vérifier si elle apparaît toujours à l'angle de William et de Murray pour chercher sa tête coupée !

Malgré ces erreurs, je suis heureux que Le Devoir s'intéresse au patrimoine immatériel de cette ville dont la plupart des promoteurs et, malheureusement, des politiciens ignorent tout. Merci Isabelle Paré pour votre initiative.

Bâtir l'avenir en tenant compte et en s'inspirant de l'esprit de lieux hérités d'une riche histoire de labeurs et de solidarités pourrait générer des espaces conviviaux et créatifs, plutôt qu'un urbanisme ringard comme nous le promet DEVIMCO.

Bernard Vallée, L'Autre Montréal

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