Le libéral Garth Turner insulte les souverainistes

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La Presse canadienne
Édition du samedi 05 et du dimanche 06 juillet 2008

Mots clés : souverainistes, insulte, Garth Turner, Souveraineté, Gouvernement, Québec (province), Canada (Pays)

Ottawa -- Un député libéral fédéral de l'Ontario connu pour son franc-parler qualifie les souverainistes québécois de «perdants» et leur reproche d'être «prétentieux, hostiles, égocentriques, machos, égoïstes et balkanisants» dans son blogue intitulé «Garth Turner Unedited».

Cet ancien conservateur qui représente la circonscription de Halton près de Toronto a tenu ces propos dans un article mis en ligne jeudi et qui porte principalement sur les efforts faits par Stéphane Dion pour défendre son plan vert contre les attaques du gouvernement Harper.

Garth Turner salue le courage de son chef qui a «tenu tête» aux «séparatistes» du Québec. Il affirme qu'il pourra sans doute faire pareil avec les Albertains, qui ont généralement mal accueilli l'idée d'une taxe sur le carbone. Le politicien prend toutefois bien soin de préciser qu'il n'y a «aucune similarité» entre les deux groupes de citoyens.

Ces commentaires ont fait des vagues dans les cercles politiques des deux capitales, hier. Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, s'est ainsi dit «renversé» par les mots employés par le politicien fédéral.

«M. Turner présente Stéphane Dion comme un homme de courage pour avoir tenu tête aux Québécois, décrits de cette façon épouvantable. Le chef libéral doit prendre des sanctions à la suite de ces propos choquants et insultants pour les Québécois», a-t-il insisté en entrevue à la Presse canadienne.

C'est aussi l'avis du chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, qui croit lui aussi que le député de Halton devrait être ramené à l'ordre immédiatement.

«On peut être en désaccord avec les souverainistes, mais ce genre de mépris n'a pas sa place en politique. Après le scandale des commandites, on pourrait s'attendre à plus de respect du Parti libéral envers les Québécois, a-t-il insisté. Ces commentaires n'aident pas du tout à créer les conditions gagnantes pour le Canada au Québec.»

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a pour sa part choisi de ne pas jeter d'huile sur le feu. «Le texte parle de lui-même. Je n'ai aucun commentaire à faire. Je ne participerai pas à son blogue», a-t-elle déclaré en riant pendant un point de presse à Québec.


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