Marché boursier - Le TSX perd 133 points
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Le recul des titres liés à l'énergie a poussé la Bourse de Toronto à clôturer en baisse, hier, mais un bond du titre de BCE, qui a conclu un accord final avec le groupe d'investisseurs devant l'acquérir, a permis de limiter les dégâts.
Sur l'ensemble de la semaine, le S&P/TSX a enregistré un recul de 344,82 points, les inquiétudes au sujet du ralentissement économique à travers le monde ayant fait baisser la valeur des matières premières. L'indice de référence, qui a perdu plus de 400 points mercredi, a connu une forte baisse depuis le 18 juin, alors qu'il avait atteint un sommet de 15 073 points à la clôture.
À New York, le moral toujours plombé par le pétrole cher, Wall Street attend la semaine prochaine la publication des premiers résultats d'entreprises pour le deuxième trimestre, et notamment ceux de General Electric, véritable baromètre de l'activité économique américaine. «La semaine ne sera guère chargée en résultats. C'est le tout début. Mais peut-être allons-nous commencer à recevoir des alertes sur résultats ou des révisions des prévisions de résultats attendus pour plus tard», relève Gina Martin, de Wachovia.
Pour Frederic Dickinson, de DA Davidson, «il n'y aura pas d'amélioration» sur la première place boursière mondiale» tant que la saison des résultats du deuxième trimestre ne sera pas engagée, et même alors, cela dépendra de comment ces résultats ressortent par rapport aux attentes et quelles prévisions les entreprises donnent pour le troisième trimestre et l'année».
«La clé, ce sont les grosses banques, Bank of America, Citigroup, JPMorgan, qui ont plombé le marché ces derniers temps, et dont les résultats ne sont pas attendus avant la semaine suivante», note Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald.
Alors que la semaine s'annonce pauvre en indicateurs économiques, «le marché devrait rester otage des prix du pétrole», prédit Mme Martin. Poussé par des inquiétudes persistantes sur l'offre et l'effritement du dollar, l'or noir a franchi pour la première fois jeudi le seuil des 145 $US le baril, une semaine après avoir dépassé les 140 $US.
«Quand le brut monte chaque jour vers de nouveaux records, le marché ne peut pas se concentrer sur les autres données économiques», reconnaît M. Pado.
Principale victime de cette flambée des prix du brut, le secteur des transports a poursuivi sa dégringolade. Le constructeur automobile General Motors, au plus bas depuis plus d'un demi-siècle, a perdu près de 12 % sur la semaine après qu'une banque d'affaires eut évoqué sa possible faillite.
L'indice Dow Jones a limité son recul hebdomadaire à 0,5 % pour finir à 11 288,54 points jeudi une semaine écourtée par la fête nationale. L'indice phare de la place newyorkaise a perdu 10,2 % sur le mois de juin. L'indice Nasdaq, à forte composante technologique, a quant à lui lâché 3 % sur la semaine, à 2245,38 points, et l'indice élargi S&P 500 1,2 %, à 1262,90 points.
Mardi seront publiés les chiffres sur les promesses de vente de logement et le crédit à la consommation en mai. Plus tard dans la semaine, le marché, sensible ces derniers temps à tout signe d'accélération de l'inflation attendra les prix à l'importation pour juin, publiés vendredi matin. Les chiffres de la balance commerciale et la première estimation de l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan sont attendus le même jour.

