La Pinsonnière, une grande petite auberge dans la trentaine

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Diane Précourt
Édition du samedi 05 et du dimanche 06 juillet 2008

Mots clés : auberge, Charlevoix, La Pinsonnière, Alimentation, Tourisme, Québec (province)

Il y aura 30 ans en septembre prochain, le couple Authier achetait un lopin de terre sur les rives du Saint-Laurent, dans Charlevoix, où était érigée une résidence privée de 11 petites chambres qui deviendra, quelques années plus tard, la première institution hôtelière à obtenir la prestigieuse appellation Relais & Châteaux.

Aujourd'hui, dans la foulée d'importantes rénovations doublant la superficie de ses unités, l'auberge La Pinsonnière, copropriété de Jean Authier et de sa fille Valérie Andrée Authier, est bien implantée au coeur d'un domaine qui accumule les prix et distinctions depuis sa création.

Dans un décor de carte postale, les paysages y sont dessinés live par ce gros bol d'eau qu'est le fleuve au niveau de Cap-à-l'Aigle. Et dire que les tableaux naturels de Charlevoix sont changeants serait un euphémisme.

D'heure en heure, le ciel, les nuages et le soleil semblent de connivence avec le Saint-Laurent pour impressionner les riverains avec des couleurs et des teintes inimitables, fournissant une lumière toute spéciale juste là, aux fenêtres de votre chambre, ou ailleurs dans les alentours.

La météo devient peut-être capricieuse en cette région parfois chatouilleuse sur le temps qu'il fait? Qu'à cela ne tienne, il suffira de se pointer à la piscine intérieure pour la baignade.

La Pinsonnière a donc 30 ans. Pour marquer le coup, les propriétaires ont décidé de proposer un forfait de trois nuits et d'organiser un concours dont les gagnants pourront déguster avec eux une bouteille du Domaine de la Romanée-Conti 1978, d'une valeur inestimable même auprès des collectionneurs, un trésor tout droit sorti de l'imposante cave de l'établissement qui compte au bas mot 12 000 bouteilles. Ainsi, les couples qui séjourneront à cet hôtel 5 étoiles d'ici au 30 décembre auront une chance de gagner ce prix... en liquide.

C'est le même vin qu'on avait servi au général De Gaulle avant qu'il prononce son célèbre «Vive le Québec... libre!» depuis le balcon de l'hôtel de ville à Montréal, étonné qu'il était de retrouver là un élixir devenu rare sur les cartes de la France.

Aurait-il tenu le même discours sans le précieux pinard? Ça, on ne le saura jamais!

Les Hautes-Gorges

Les attraits touristiques sont nombreux dans Charlevoix, mais on s'en voudrait de ne pas souligner celui du Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, où les voitures restent au stationnement et où les visiteurs se déplacent dans l'une des navettes gratuites circulant sur le site.

Plusieurs services y sont proposés, de la location de vélo ou de kayak à la croisière en bateau-mouche en passant par le prêt-à-camper, soit une tente-caravane pour le camping sauvage. Inutile d'insister sur la magnificence des paysages et la diversité de la faune et de la flore. Depuis quelques années, on y a observé, entre autres, l'aigle royal. Aussi, certains visiteurs y verront le grand pic, des caribous et l'animal emblématique du parc, la martre.

Le site des Hautes-Gorges renferme dix vallées suspendues et les plus hautes parois à l'est des Rocheuses. Le parc n'a été créé que le 28 juin 2000 sur un ancien territoire de drave, une méthode qu'on a cessé d'exercer en 1987 sur la rivière Malbaie.


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