À voir à la télévision le lundi 7 juillet - Le Norma Rae de Ken Loach

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

François Lévesque
Édition du samedi 05 et du dimanche 06 juillet 2008

Mots clés : Ken Loach, Cinéma, Grande-Bretagne (pays)

Tels deux navires voguant de conserve sur une mer grise et agitée, les Britanniques Mike Leigh et Ken Loach continuent, avec une persévérance qui force l'admiration, de produire depuis presque quarante ans des films engagés au commentaire social puissant.

À ce stade vénérable, on ne peut douter de la sincérité de leur parti pris pour les opprimés. Ces derniers, revêtant la forme de travailleurs immigrants clandestins, sont d'ailleurs au centre de Du pain et des roses, de Loach, paru en 2000. Il s'agissait d'une première incursion étasunienne pour ce réalisateur, mais aucun compromis n'est apparent.

Maya, une sans-papiers mexicaine, est venue rejoindre sa soeur à Los Angeles dans le but de trouver une vie meilleure. Mais la réalité n'est guère propice aux rêves de bonheur, les deux femmes travaillant à l'entretien dans une tour à bureaux dans des conditions de misère pour un salaire à l'avenant. Entre en scène Sam, un bouillant organisateur syndical, et la table est mise pour un autre drame social prenant, même s'il ne s'agit pas du meilleur de Loach, qui revisite Norma Rae dans un contexte encore plus difficile.

Adrien Brody, un an avant son Oscar pour Le Pianiste, de Polanski, se montre solide et crédible. À ses côtés, Pilar Padilla est une révélation et fait montre de beaucoup de nuances. Elle apporte en outre à son personnage une pugnacité aussi crédible que touchante.

Cinéma / Du pain et des roses - Télé-Québec, 21h


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com
  Publicité - Un produit ou un service ?