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Le révisionnisme historique doit être dénoncé - cesser de gaver les québécois d'unité canadienne!
Déjà les "québécois" ont dû faire avec l'usurpation d'identité quand on leur a volé leur désignation de "canadiens" pour l'accoler au peuple conquérant. On pourrait croire qu'aujourd'hui, plus de 400 ans après leur arrivée, les descendants francophones devenus "québécois" pourraient à tout le moins consolider leur existence avec ce qui reste de leur patrimoine historique. Mais non, pour le premier ministre canadien, l'assimilation n'est pas complète.
En fait foi ce matin ces quelques lignes de Marissal dans un journal concurrent : "Il est pour le moins ironique de constater que le gouvernement Harper, qui n'a délégué aucun de ses représentants pour fêter le Canada à Montréal le 1er juillet, a fait tant d'efforts, hier, pour récupérer le 400e de Québec au nom du Canada. Même chose pour le 24 juin : M. Harper avait encore cette année un horaire québécois très chargé, mais son gouvernement était pratiquement invisible une semaine plus tard, pour la Fête du Canada."
C'en est presque gênant. Tous ces efforts pour gaver les québécois d'unité canadienne. Quand on a demandé la semaine dernière si, comme le prétend M. Harper, l'arrivée de Champlain signifiait le début du Canada, ne faudrait-il pas changer la date de la fête nationale canadienne pour le 3 juillet ? L'affable P.M. est resté muet. Quand on lui a demandé combien de bougies devait souffler le Canada, 141 ou 400, le P.M. est resté muet. Quand on demande au bureau du P.M. qui est responsable du dossier des langues officielles (question élémentaire - la population est en droit de savoir qui gère les porte-feuilles qu'elle attribue au politiciens) le journal Le Droit n'obtient pas de réponse! (Josée Verner ou James Moore, les deux en sont crédités... imaginez!)
Une petite consolation cependant, les méthodes harpeuriennes ne semblent plus trouver écho ni au Canada, de moins en moins au Québec. Et c'est tant mieux. On pourra dire ce que l'on voudra de S. Dion, mais je doute qu'il se serait abaisser à sombrer dans le révisionnisme historique digne de la dictature chinoise ou nord-coréenne. Les fonfamentalistes religieux de droite comme S. Harper sont aussi dangereux que tous les autres fondamentalistes qui n'hésitent pas à faire fi des processus démocratiques pour arriver à leurs fins. Le mandat conservateur en cours en est la preuve saisissante.
