Mots clés : Regency Hyatt, Reine-Élisabeth, Hôtellerie, Syndicalisme, Montréal
La pression monte d'un cran dans les hôtels montréalais. Les 600 employés syndiqués du Reine-Élisabeth ont voté hier à plus de 90 % en faveur de la création d'une banque de 72 heures de débrayage à exercer «au moment jugé opportun».
Les 280 employés du Regency Hyatt ont pour leur part appuyé à 93 % la création d'une banque équivalant à quatre jours de grève. Dans les deux cas, ces heures pourront être utilisées en continu ou encore par blocs, et ce, afin d'«accélérer les pourparlers» pour le renouvellement de la convention collective. Des votes sont aussi prévus dans les Delta centre-ville et Sheraton aujourd'hui. D'autres pourraient suivre ailleurs. Des questions liées aux ratios de personnel, aux congés, aux uniformes et aux outils de travail, aux procédures d'arbitrage et de grief, aux droits syndicaux ou encore à l'organisation du travail figurent parmi les demandes formulées par les syndiqués. Une journée de grève dans ce secteur économique névralgique aurait un impact considérable puisque les hôtels actuellement en négociation, dont les plus importants au Québec, comptent au total pas moins de 11 500 chambres dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l'Estrie, de la Montérégie et de l'Outaouais.