Pour survivre, il ne faut pas trop se disperser mais aussi trouver des alliés. A mon avis, et sur la longue période, rien ne permet de dire que le Canada ne souhaite pas fin de l'exception francophone en Amérique du Nord. On voit beaucoup de droits virtuels, peu de volonté de les appliquer réellement. Tout ce que les québécois ont eu, ils ont du l'arracher. Et malgré tout, les chiffres sont implacables : avec une des plus faible natalité au monde, le Québec est condamné. La démographie est une des sciences les plus tragiques. Sauf immigration vigoureuse et entièrement francophone, l'affaire est classée. Il n'y aura qu'un 500 ème anniversaire folklorique. Il n'est pas encore trop tard pour lancer un très vigoureuse politique familiale et immigratoire, mais le temps presse. Un visa francophone est une bonne idée, mais la France qui se vend littéralement à l'anglais sans même qu'on lui demande ne sera pas d'une grande aide à mon avis. L'anglais est déjà de facto la langue de Bruxelles. Quand on voit comment sont gérés les Centre de coopération culturels français qui prennent en charge la Francophonie, on ne s'étonne pas que le résultat soit calamiteux. Les pays qui sont morts sont légion. Le conseil qu'on peut donner aux québécois, outre de donner la parole à des personnes de la compétence de Louise Beaudoin, serait de prendre une grande bouffée de courage, de faire un état et de s'inspirer des politiques natalistes des pays du nord de l'Europe, n'ayant pas peur de dissuader les anglophones de rester (respectés mais pas bienvenus) et d'ouvrir la porte de l'immigration aux francophones (personne disposant du DALF, ou du TEF niveau supérieur) du Monde entier, offrant des possibilités de travail et d'étude plus facile en vertu du principe linguistique (le coût des universités anglo-saxonnes est très élevé). Comme le Québec n'est pas une dictature, un certain nombre partirait, mais un nombre resterait et ferait souche.
Sans Etat réel, disposant de pouvoirs forts et compte tenu de la situation démographique et de la mauvaise volonté du gouvernement canadien, il me semble que le Québec n'a AUCUNE chance de survie à 50 ans.
Madame Beaudoin peut me contredire évidemment. Pour moi ça ne fait pas l'ombre d'un doûte. L'Etat ou la mort.