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C'est toujours l'autre et jamais soi-même

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Jean TURGEON
Envoyé Le jeudi 03 juillet 2008 13:00



Le Québec est-il refermé sur lui-même, oui ou non ? Voilà une question qui, je l'avoue, me passionne autant que le débat sur le sexe des anges, au beau temps de la scolastique, quand la raison n'avait que faire de données sûres et précises pour se construire et se suffisait de dogmes, de références et de rhétorique spécieuse.

Car au fait, cela se mesure comment le degré d'ouverture d'un peuple ? A-t-on quelque instrument de mesure éprouvé pour le dire ? ou bien chacun y va-t-il de sa petite opinion bien subjective ? Et de qui parle-t-on au juste quand on dit «le Québec» ?, et au nom de qui, surtout, parle-t-on ?

BIen entendu, celui qui se prononce n'est jamais suspect. Ni Mme Beaudoin pas plus que M. Pagel, ou MM Gebello et Audet, ni tous les autres qui ont écrit ici, ne sont refermés sur eux-mêmes, non plus d'ailleurs tous ceux à qui on pourrait poser la question dans un grand sondage national. En somme, personne au Québec ne serait refermé sur soi-même, individuellement, mais collectivement - selon certains en tout cas -, nous le serions tous ! Paradoxe épineux et bien scolastique, pour ne pas dire extrêmement «songé» s'il en est.

Pourtant l'économie du Québec, sa culture, son immigration, son histoire, pour ne nommer que cela, devraient nous placer au-dessus d'un débat aussi oiseux, autant collectivement qu'individuellement.

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