Toutes proportions gardées, les québécois ne vont pas à l'étranger aussi facilement et quand ils y vont ils disent souvent avec leur petit drapeau canadien qu'ils sont canadiens et non québécois, de plus en anglais non en français. En Allemagne ou en Italie, il est difficile de dire qu'ils sont québécois car le reste du monde ne connait avant tout que le Canada et moins le Québec ou l'Ontario etc. Être ouvert, c'est avoir la faculté d'être à l'écoute et je crois dans ce sens que ce que dit M. pagel n'est pas si faux. L'expérience dit, malgré quelques voyageurs québécois de par le monde, que oui une grande majorité des québécois ne connait pas le reste du monde. Il suffit de leur poser quelques questions minimales sur leur rapport au monde pour le savoir. Cela ne remet pas en question leurs qualités loin de là, mais il faut ne pas avoir peur de s'ouvrir les yeux (être ouvert) pour le comprendre. D'ailleurs, c'est une des raisons qui nous fait les aimer car ils sont si peu allés ailleurs qu'ils sont d'une curiosité insatiable quant à l'existence d'autrui et de leur culture (C'est la différence avec l'orgueil français hexagonal). Un accueil découlant du fait qu'ils ne vont pas suffisamment à l'étranger. Je parle du citoyen lambda, du québécois moyen qui préfère la Floride (non les plages du Liban ou d'Espagne ou les châteaux de Louis II de Bavière) non des privilégiés comme madame Beaudouin qui prend l'avion pour Paris comme d'autres des poutines. Il y a souvent un sentiment victimaire quand vous parlez des québécois, de leur culture. Ce n'est pas vrai. Il y a des québécois heureux et épanouis. Ils ne sont pas d'emblée « des résistants et des combattants » de la dite « cause ». C'est là aussi une façon de les laisser enfermés dans une problématique politique, culturelle et existentielle qui arrange. Ce n'est pas vrai. Là aussi on suivra le sentiment de M. Pagel, c'est par expérience et la confrontation avec autrui qu'on peut mesurer ce fait (il n'y a ni culture ni spiritualité véritables sans une confrontation réelle avec l'altérité. Cette fameuse façon de serrer la main ou de prendre autrui dans ses bras comme le font justement les brésiliens). Il faudrait démontrer que vous êtes à l'écoute des propos de M Pagel pour nous dire que vous êtes ouverte et non fermée comme québécoise.