Hillier cède le commandement de l'armée à Natynczyk

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La Presse canadienne
Édition du jeudi 03 juillet 2008

Mots clés : Rick Hillier, Walter Natynczyk, Gouvernement, Forces armées, Canada (Pays)

Le nouveau chef d'état-major est moins flamboyant que son prédécesseur, mais tout aussi fiable

Rick Hillier salue les soldats, installé dans la tourelle d'un char d'assaut.

Photo: Agence Reuters

Ottawa -- Le lieutenant-général Walter Natynczyk a été assermenté hier matin au poste de chef d'état-major des Forces armées, en remplacement du général Rick Hillier, qui a quitté ses fonctions mardi.

M. Natynczyk, qui était jusqu'à présent le vice-chef d'état-major de l'armée, a obtenu le grade de général au moment d'entrer en fonction. Il a la réputation d'être un commandant fiable, quoique moins flamboyant que le général Hillier.

Dans son discours clôturant la cérémonie de passation de commandement, le général Natynczyk a surtout insisté sur les ressemblances entre son prédécesseur et lui, évoquant la continuité de leur travail respectif. Il a notamment exprimé son souhait de voir augmenter les effectifs des forces canadiennes et que son équipement soit modernisé.

Le nouveau chef d'état-major a par ailleurs affirmé hier que l'armée afghane fait «d'énormes progrès» et que, selon lui, les forces canadiennes pourront quitter Kandahar en 2011, comme prévu.

«Nous avons un mandat clair de quitter Kandahar, et l'Afghanistan, en 2011», a dit M. Natynczyk aux journalistes lors de sa première conférence de presse à son nouveau poste.

Lorsqu'on lui a demandé si l'attaque talibane sur une prison de Kandahar survenue le mois dernier était le résultat de lacunes dans le service de renseignement militaire, le général Natynczyk a contourné la question.

«Nous n'aurons jamais assez de renseignements, mais [...] avant d'examiner notre service de renseignement, il faut s'assurer que nous comprenons ce qui s'est vraiment passé, a-t-il dit. Si nous devons apporter des changements, nous devons nous inspirer des leçons que nous avons apprises.»

Natif de Winnipeg, M. Natynczyk a étudié au Collège militaire royal de Saint-Jean, au Québec, où il a été diplômé en gestion des affaires en 1979.

Issu de l'Armée de terre, il a passé plus de 30 ans dans les forces canadiennes, occupant plusieurs postes de commandement. Il a entre autres participé à plusieurs opérations de maintien de la paix à Chypre et dans l'ancienne Yougoslavie.

Au cours de la cérémonie, tant la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, que le premier ministre, Stephen Harper, ont salué le travail du général sortant et souhaité la bienvenue à Walter Natynczyk.

«La cérémonie d'aujourd'hui vise la continuité de l'une de nos institutions nationales les plus essentielles, le gardien ultime de la souveraineté et de la sécurité du Canada, et de sa place dans le monde», a indiqué M. Harper.

Le général Hillier était très populaire auprès de ses soldats et des Canadiens. Il avait déployé de grands efforts pour rehausser l'image de l'armée et n'hésitait pas à s'exprimer sur la place publique.

Dans son discours d'au revoir, sur un ton très personnel, il a rendu hommage aux soldats tombés au combat de même qu'aux familles des militaires. «Je pars rempli de l'énergie des soldats qui ont été blessés, a dit M. Hillier. Ce sont mes héros.»

Certains soldats qui se tenaient au garde à vous pendant la longue cérémonie ont été affectés par la chaleur et se sont évanouis ou ont dû être soignés par le personnel médical.


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