La Bourse de Toronto s'effondre de 433 points
Mots clés : Bourse de Toronto, pétrole, Énergie, Économie, Canada (Pays)

Photo: Agence France-Presse
Ce repli boursier, mené essentiellement par les titres des produits de base, a touché plusieurs secteurs, mais ceux du secteur des transports ont aussi plongé en raison de craintes découlant d'une réduction possible des expéditions.
«L'explication première semble être la volatilisation de toute confiance envers nos marchés, a observé l'analyste Fred Ketchen, de Scotia Capitaux. [Les investisseurs] ne croient plus que l'économie sera capable de surnager, plusieurs estiment que l'économie américaine est maintenant en pleine récession et que les répercussions sur l'économie canadienne seront plus graves qu'on ne le prévoyait.»
L'indice S&P/TSX a plongé de 432,92 points, soit 3 %, à 14 034,11.
Les places new-yorkaises ont aussi reculé, en raison du fort cours du pétrole, de données qui démontrent un ralentissement des commandes aux usines américaines et de chiffres inquiétants en provenance du marché de l'emploi. À New York, la moyenne Dow Jones a perdu 166,75 points à 11 215,51, le Nasdaq 53,51 points à 2251,46 et le S&P 500 23,39 points à 1261,52.
Les inquiétudes associées au ralentissement économique collent à la peau des investisseurs depuis des mois. Si certains ont cru pendant un moment que les conséquences de l'effondrement du marché immobilier américain pourraient être circonscrites, les craintes sont maintenant alimentées par un baril de pétrole dont le cours approche les 150 $US et qui ne donne aucun signe de ralentissement, en dépit d'un recul de la demande.
Les investisseurs redoutent de voir les cours élevés de l'énergie gonfler l'inflation, ce qui pourrait inciter les banques centrales à hausser les taux d'intérêt et accentuer encore davantage le ralentissement économique. À ce titre, la Banque centrale européenne (BCE) devrait hausser son taux directeur d'un quart de point aujourd'hui, en réaction aux pressions inflationnistes.
«Encore plus que la [Réserve fédérale des États-Unis] ou que la Banque du Canada, la BCE se concentre sur l'inflation, donc les cours élevés de l'énergie et un taux d'inflation à 4 % inquiètent la BCE», a dit l'économiste en chef adjoint de la BMO Nesbitt Burns, Doug Porter.
Le secteur des métaux de base a été nettement le plus faible à Toronto mercredi, glissant de 7,5 %, ce qui n'a pas surpris les analystes. «Au cours du dernier mois, on a beaucoup parlé du ralentissement de l'économie mondiale et ce qui a été surprenant a été le manque de répercussions sur les secteurs des mines et des métaux, a noté Kate Warne, de la firme Edward Jones. Ça nous inquiétait, surtout puisque [ce secteur] accroissait sa part de pourcentage du TSX.»
GM sous les 10 $US
Revenant à New York, le Dow Jones a perdu 1,5 % hier, le Nasdaq 2,3 %, et le Standard & Poor's 500, 1,8 %. «La première préoccupation, c'est le pétrole qui a repris de la vigueur», a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. Alors que le marché avait ouvert en hausse, il est tombé dans le rouge après l'annonce d'une baisse des stocks de produits pétroliers américains.
La flambée des cours du brut, qui alimente l'inflation et pèse sur les résultats de certaines entreprises, est observée avec anxiété ces derniers temps par le marché, d'autant que la saison des résultats du second trimestre débute la semaine prochaine. Par ailleurs, «l'humeur est à la prudence avant la publication des chiffres gouvernementaux du marché de l'emploi» ce matin, a estimé Al Goldman, de Wachovia Securities.
Dans la foulée, General Motors a été pénalisé par un abaissement de recommandation de Merrill Lynch, après avoir progressé de 2,2 % la veille après la diffusion du chiffre de ses immatriculations neuves en juin. Le titre, qui évolue ces derniers jours au plus bas depuis plus de 50 ans, a reculé de 15,1 % à 9,98 $US.
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