Vos réactions

L'honneur est juste

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Laurence Trudel
Envoyé Le jeudi 17 juillet 2008 13:00



Qu'un homme se soit battu avec auant d'acharnement, de constance et de conviction pour donner aux femmes le droit de mener ou non une grossesse à terme est, selon moi, une raison amplement suffisante pour lui donner la plus haute distinction du pays. Étant née en 1988, soit l'année où l'avortement a été légalisé, je confesse avoir eu la naïveté de prendre ces avancées pour des acquis. Je confesse que jamais de ma vie je n'aurais cru possible que j'aie à revivre le combat que nos mères ont eu à mener pour raisonner les esprits dogmatiques et gagner le droit de choisir.

Il y a toujours eu, et il y aura toujours des femmes qui ne pourront ou ne voudront mener à terme leur grossesse. Interdire l'avertement ne l'éradiquera pas, car criminaliser n'est pas tant synonyme de «faire cesser» que de «rendre périlieux» dans beaucoup de cas. C'est dans la reconnaissance de ce fait que réside l'héroisme de Morgentaler. À tous ceux qui seraient tentés par des arguments sentimentaux ou dogmatiques, regardez la vérité en face. L'avortement est une pratique inéradicable, loi ou non. Elle se montre d'autant plus dangereuse si on essaie de la réprimer, car les femmes sont alors jetées en pâture aux techniques douteuses, dangereuses, à la criminalité, et à la misère. Combien de femmes ont mis en danger leur proppre vie, leur propore intégrité physique et leurs grossesses futures car elles ne disposaient pas des moyens nécessaire pour avorter sécuritairement?

Je dois admettre que je ne comprends toujours pas pourquoi on devrait revenir sur ces questions. Faisons un effort de logique tous ensemble et regardons la la vérité effective et non dogmatique. Relisons Antigone, Cesarre Beccaria et revisionnnons 4 mois 3 semaines 2 jours. Sous cette Lumière, l'héroïsme de Morgentaler apparaît dans toute sa grandeur et je le remercie au nom de toutes les jeunes filles de ma génération du fond du coeur de son dévouement.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com