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Une triste histoire...
Il est difficile d'imaginer que ce parti a déjà été "rempli d'immigrants". Il ne reste que des Québécois "de souche" dans le comité exécutif de la commission des jeunes de l'ADQ, par exemple. Les dernières personnes d'origine immigrante de l'équipe ont rejoint le Parti Libéral du Québec après avoir démissionné pour protester contre les publicités électorales mentionnées par M. Geloso, publicités dont Mario Dumont lui-même avait pris la défense.
Tout à coup, le nationalisme est devenu la valeur principale qui motive la politique de l'ADQ. Ce n'est plus le même parti que la population québécoise a élu au rôle d'opposition officielle. Facile, alors, d'expliquer sa chute incessante dans les sondages et les résultats désastreux obtenus lors des élections partielles du 12 mai. Est-ce le poste de chef de l'opposition officielle est une trop grande responsabilité pour Mario Dumont? On dit que le pouvoir corrompt; dans ce cas, ce serait l'odeur du pouvoir, le fait d'en être aussi proche, qui a affaibli les facultés de M. Dumont comme une drogue. Changer une formule gagnante, quelle folie!
Le nom "ADQ" est tout ce qui reste du parti pour lequel ont milité les jeunes droitistes à l'esprit libre dont M. Geloso était le champion. C'est triste. C'est même tragique, car l'ADQ avait réellement du potentiel, avant qu'elle ne commette un suicide politique.
