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Le français et le bon sens
Au Québec, le bon sens n'est pas la chose du monde la mieux partagée. On déplore constamment le péril du français. L'épreuve des faits est accablante. À Montréal, les Québécois sont submergés par la vague migratoire. Maints quartiers ont une allure étrangère par ce qu'on y voit et entend. Outre les langues exotiques, on passe de plus en plus à l'anglais. Même les Québécois « de souche » parlent anglais avec une complaisance marquée, comme les Francos des autres provinces .
L'argent ne suffit pas à imposer le français. Le français n'a de sens que s'il est promu et imposé comme la signature de notre identité nationale. On peut parler le français sans être Québécois. Ignorer ce qu'il faut de plus pour devenir Québécois est justement ce qui met le français en péril. Une langue privée de sa motivation essentielle, d'où l'adjectif francophone qui se substitue à celui de français.
À notre penchant à l'anglais découlant du fédéralisme, s'ajoute un niveau dangereux d'immigration. Le facteur d'intégration le plus efficace, c'est ,pour les immigrants, l'immersion dans un milieu québécois majoritaire. Le reconnaître et l'appliquer marquerait un retour au bon sens, et partant une garantie d'efficacité.
Hubert Larocque, Gatineau.
