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Orgiaques bacchanales de foireux nationaleux.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 25 juin 2008 05:00



«Les vrais nationalistes ne veulent pas détruire, ils veulent construire. Nous sommes les vrais nationalistes», dit le premier ministre du Canada ? Au malheureux constat du 24 juin 2008, à Québec, Stephen Harper mérite d'être félicité pour sa lucidité et la justesse de ses propos.

Les «vrais nationalistes» étaient partout ailleurs que dans la Capitale nationale, à l'occasion des cascades de truanderies et des cavalcades d'inepties que patronnent les poisseux organisateurs montréalais des bacchanales annuelles de la Saint-Jean, à Québec. Ces soûleries et débauches, qui n'ont absolument rien de patriotique ni de quoi que ce soit d'autre qui pourrait servir de repère à l'identification de la fierté et à la démonstration de la noblesse d'un peuple à la stature singulière et à l'allure distinctive.

Après l'orgiaque tsunami des soûlons hâbleurs, des accros crâneurs et des toxicos casseurs qui ont déferlé et se sont stupidement déchaînés sur ce que le Joyau du Patrimoine mondial a de beau et d'élégant, d'architecturalement unique et d'exceptionnellement raffiné, la Saint-Jean 2008 a marqué un point de rupture définitive et de non-retour formel, au seul regard de l'expression identitaire de la fierté et du nationalisme qui ne peuvent se construire et se développer qu'avec des Québécois qui se distancient de tous ces fiers-à-bras, de ces forts-en-gueule et de ces primates de brousses qui envahissent annuellement la Capitale.

Le 24 juin 2008, au matin, la Cité de Champlain avait l'air d'un écoeurant dépotoir à ciel ouvert, d'un gros Rabaska polluant la vue et empuantissant l'atmosphère devenue irrespirable. De beaux espaces encombrés de loques humaines et de relents pestilentiels qui donnent une image nauséeuse et un avant-dégoût du pays que hurlent, que sacrent et que dégueulent ces hardes de guenilleux voyous, pelotonnés dans les drapeaux de notre fierté, devenus les bleus torchons souillés des boues et des crottins de leurs stupides dérapes, de leurs cochonneries et de leur sulfureux idéal niaisement patriotard. Une insupportable manif d'arriérés et d'intoxiqués délinquants, inconscients de la parade qu'ils font de leurs délires, de leur inconduite et de leur grossières indécences dont on ne peut plus tolérer ni la présence, ni le déploiement, ni l'étenderie, ni les lendemains nauséeux !

CE SONT CES EMPILAGES DE DÉCHETS ET CES TAS DE LOQUES HÉBÉTÉES QUI JONCHAIENT QUÉBEC, «CE PITIÉVILLE NATIONAL DU 24 JUIN», QUE PHOTOGRAPHIENT ET FILMAIENT LES TOURISTES DU 400e ... Quelle promotion !

Depuis 2008, le 24 juin est devenu et demeurera le souvenir de la déchéance honteuse de cet amalgame de malotrus ignares, de mufles sans espoirs, de butors sans savoir-vivre, de rustres sans savoir-faire et de gougnafiers sans savoir-être, qui débarquent par troupeaux à Québec, y vomir les dégueulasseries de leur démence et y faire le vide des vessies de leur nationalisme de lanterne.

Même si le ciel s'est déchaîné pour tenter bien inutilement de les décrotter, rien n'y fit. Les citoyens de Québec ne s'y retrouvent plus, ne s'y reconnaissent plus et, très majoritairement, ils n'en veulent plus de cette grosse Florida d'épais passeurs! C'est donc et définitivement au ZOO D'ORSAINVILLE, désaffecté d'animaux respectables, qu'il faudra orienter et encager ces hordes d'abrutis qui prennent Québec pour l'Arche de Noé et qui convertissent les Plaines d'Abraham en tripots de beuveries, en bécosses pour incontinents, en champs de bagarres et en savanes d'orgies.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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