J'ai assisté à la messe de clôture, mais pas au Congrès. À prime abord, ce genre de "gros" événement ne m'attire pas, ayant une conception plus intimiste et discrète de la foi. Mais comme me disait hier un congressiste québécois, ce congrès lui permet de se sentir moins seul à vivre sa foi dans son milieu. C'est tout à fait vrai pour plusieurs catholiques du Québec. Ce qui fait certainement un net plus pour ce Congrès. Mais j'aurais cependant une grande réserve pour l'homélie du pape. Je crois que ces congressistes méritaient et attendaient plus que cela. Peu ou pas d'empathie ou de chaleur humaine se dégageait de son message destiné à des personnes venues de partout. Tout cela était plutôt triste. D'ailleurs les applaudissements en fin d'homélie furent tièdes. Tout ceci dit, comme l'écrivait André Frossard, après l'exhaltation, vient le bithume(l'asphalte) ou le quotidien... Et toute foi ne peut se vivre que dans le quotidien. Et celui-ci inclut le pape, Raymond Gravel, le "Tournant vert" et le toit qui coule!