"Le Québec est toujours divisé" et le sera toujours parce que les péquistes l'ont toujours voulu ainsi, sachant fort bien que la majorité des Québécois de toutes allégeances n'ont jamais cru véritablement à la viabilité d'un Québec "indépendant" en Amérique du Nord. Depuis 40 ans, n'essaient-ils pas, à cet effet, de triturer la sémantique de toutes les façons possibles et inimaginables dans le simple but de soutirer un "oui" à n'importe quelle question alambiquée sans signification réelle? Si l'indépendance du Québec, telle que préconisée par les "purs et durs", aurait représenté la condition sine qua non de la survie des Québécois, n'y a-t-il pas lieu de croire que celle-ci aurait été acquise depuis belle lurette? Maintenant, dans un Québec plus "éclaté" que jamais auparavant, quel serait le pouvoir de négociation, d'abord au Canada, et ensuite, de reconnaissance, auprès de la communauté internationale, d'une éventuelle "victoire" acquise, au mieux, par "la peau des dents et quelques poussières"? "Etes-vous, oui ou non, en faveur d'un Québec indépendant?" fut toujours la seule et unique question à poser! Sans y acquiescer massivement à plus de 80%, "le reste" n'est que charabia, radotage et influence des queues de poissons sur l'ondulation des vagues...