Euro 2008 - L'Espagne bat l'Italie dans un bien piètre spectacle
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Une première qualification en demi-finales pour l'équipe depuis 1984

Photo: Agence Reuters
En demi-finale, jeudi, l'Espagne affrontera la Russie. Les Russes se sont qualifiés samedi en surclassant (3-1) les Pays-Bas. L'autre demi-finale opposera, mercredi, l'Allemagne et la Turquie. L'Allemagne a obtenu son sésame en dominant le Portugal (3-2) quant aux Turcs ils ont éliminé la Croatie 3 tirs au but à 1 après un match nul (1-1).
Espagnols et Italiens ont offert un bien piètre spectacle à des années-lumières du ballet virevoltant proposé la veille par les Russes et les Néerlandais. Ayant beaucoup plus de ballons que leurs adversaires, les Espagnols ont été plus offensifs mais ont constamment buté sur des champions du monde arc-boutés en défense.
Si séduisante au premier tour avec trois victoires et huit buts au compteur, l'Espagne n'est pas arrivée à se montrer aussi «glamour» face à une formation italienne très regroupée.
Les Espagnols se sont accaparés la balle, mais faute de pouvoir trouver des espaces ils ont été réduits à faire tourner la balle dans l'entre-jeu sans faire la différence.
De leur côté, les Italiens n'ont d'abord pensé qu'à défendre et pour le reste, ont cherché le plus souvent la tête du grand Luca Toni. En l'absence d'Andreas Pirlo, le maître-passeur transalpin suspendu pour cette rencontre, Toni a rarement été trouvé en bonne position.
Disputée sur un rythme très lent, la partie s'est à peine animée quand Simone Perrota a pu, à la réception d'un centre de Massimo Ambrosini, placer une reprise de la tête qui n'a pas inquiété Casillas .
L'Espagne a répliqué sur un coup franc de David Villa, le meilleur réalisateur du tournoi avec 4 buts, bien capté par Buffon .
Deux occasions ont un peu enflammé la fin de la première période. C'est d'abord Toni, dont le coup de tête, qui semblait bien parti, a été contré par Carlos Marchena . A suivi une frappe de Silva qui a frôlé la base du montant de Buffon, qui semblait battu .
Le début de la seconde période a vu l'Espagne pousser un peu plus et surtout jouer plus haut, donnant un peu plus de travail à l'arrière défense transalpine. La meilleure occasion a pourtant été italienne, au travers d'une action confuse où Casillas, d'abord en difficulté, a finalement repoussé du pied une frappe de Mauro Camoranesi .
Avec la fatigue, les deux équipes avaient de moins en moins de jus et l'ennui s'est encore un peu plus abattu sur les tribunes, même si les Espagnols, qui se sont gavés de ballons, ont tenté de placer quelques banderilles.
Une frappe de Senna a causé une grosse frayeur à Buffon. Le portier italien a échappé le ballon et a été miraculeusement suppléé par son poteau .
La première occasion des prolongations a été italienne, avec une tête d'Antonio Di Natale bien sortie par Casillas . De l'autre côté, Villa, servi en profondeur, est venu buter sur Buffon .
Mais contrairement à la finale de la Coupe du monde de 2006, la séance de tirs au but a tourné au désavantage de la Squadra Azzurra qui, miraculée du premier tour, a quitté le tournoi sans tambour ni trompette. De son côté, l'Espagne qui a toujours du mal à réussir dans les grandes compétitions, aura une nouvelle chance d'afficher son talent.

