Leonard Cohen sur Internet
Mots clés : Internet, Leonard Cohen, Musique, Spectacle, Montréal
Cherche billet désespérément

Les listes des chansons interprétées, comme sur les sites des fans de Dylan ou de Springsteen, sont ainsi comparées, soupesées, étudiées dans l'évolution de leurs variantes. Et dans leur nombre, indice crucial. À Fredericton, 20 titres. À Saguenay le deuxième soir, 24 titres: «Leonard devait être heureux», déduit jglBB. Bonheur égal à St. John's, Terre-Neuve: 24 titres itou. Les voici, dans l'ordre (passez au paragraphe suivant si vous souhaitez garder votre virginité): en première partie, Dance Me to the End of Love, The Future, Ain't No Cure for Love, Bird on a Wire, Everybody Knows, In My Secret Life, Who By Fire et Anthem; en deuxième partie, Tower of Song, Suzanne, The Gypsy Wife, Boogie Street, Hallelujah, Democracy, I'm Your Man, A Thousand Kisses Deep (récitée) et Take This Waltz; au premier rappel, Heart With No Companion, So Long Marianne et First We Take Manhattan; au deuxième rappel, That Don't Make It Junk, If It Be Your Will et Closing Time; au troisième rappel, I Tried to Leave You. Quelqu'un a-t-il encore le poil sec?
Sur YouTube, on peut reconstituer presque tout le spectacle, à partir des dizaines de captures partagées vite fait par autant de cinéastes du téléphone portable. Parfois de près, parfois de très loin, on aperçoit Leonard plus qu'on le distingue, sous son splendide chapeau mou. Mais à la différence des clips fournis par les fans de Springsteen, véhéments et bruyants, on y entend fort bien Cohen chanter: pas question de sing-along à la grand-messe! Rien d'autre que le timbre impossiblement grave de l'homme («the Man!») ne résonne: on n'éructe qu'à la fin.
Ça n'empêche pas les gens de réagir... intérieurement. «Je crois que ma femme a joui», écrit un spectateur de Dublin sous la protection de son pseudo. Ça n'empêche pas non plus les observateurs maniaques d'observer: «La guitare de Leonard est une Godin Multiac ACS-SA à cordes de nylon», peut-on lire. «Le modèle pearl black.» Plusieurs internautes commentent l'information, ajoutent des détails. Chacun son émoi. Dans la communauté Internet, on n'est jamais seul. Notre désespérée, en cherchant bien, y trouvera sans doute le billet tant désiré avant lundi.
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Collaborateur du Devoir
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