Vos réactions

Si léger, si léger, si léger ...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gerry Pagé
Envoyé Le vendredi 20 juin 2008 09:00



Si Léger, Léger et Léger Marketing sort les «gazous zé gazelles» de son souk de petits bazars, plus gazeux que sondeurs et si le persifleur manipulateur d'opinion gazouille que Jean Charest formerait un prochain gouvernement québécois majoritaire, il faut alors s'empresser de compter les anguilles qui frétillent sous cette grosse roche plus sulfureuse que sondeuse. À première vue, c'est une injure magistrale à l'intelligence pratique et une grossière insulte à la crédibilité médiatique. Comme Léger Marketing l'a déjà fait, il ne lance un si gros leurre que pour attirer de grosses prises et faire peur aux bancs de poissons qui bouffent les crevettes de ses autres livraisons. Mais, au second regard, Léger est éligible au bénéfice du doute. Il est donc également possible que, PAR ERREUR, le sondeur, séparatiste au superlatif, ait signalé 596 fois sur 1000, le même numéro de téléphone, celui, par exemple, de Madame Riverin, l'indéfectible adoratrice perpétuelle de l'iconique Charest, surtout et davantage depuis que les conseillers imagiers de ce dernier lui ont suggéré de se défriser et de fixer le port de sa boîte crânienne à «midi moins le quart». Il est également possible que Léger Marketing qui ne vit pas de l'air du temps, n'ait pu refuser une grosse commandite que des Commissionnaires des officines libérales n'auront qu'à nier ou à avouer candidement oublier l'avoir concoctée. Il est également possible que les "tacticiens montréalais" de l'underground libéral aient couvert de dorures et de brillantines, le BRAIRE ET NE RIEN FAIRE, le FAIRE-FAIRE, LE DÉFAIRE SANS RIEN REFAIRE NI PARFAIRE ainsi que TOUS CES COMMISSAIRES QUI COÛTENT BEN CHER, ces bidons thuriféraires des grabataires minoritaires dont la paperasse tablettée ou tout simplement retournée aux orties, mais des monticules de barbouillis qui ont fourni prétexte au va et vient scandaleux de grosses enveloppes brunes remplies des millions que des irresponsables «sans gêne» ont soustraits de «notre» Trésor national.

Comme Léger, Léger et Léger Marketing sort l'or, l'encens et la myrrhe de sa conversion au JEAN«C»NISME fédéraliste, il est possible que le Suroît, que le Mont Orford et que Rabaska soient des étoiles qui nous conduisent au Bethléem d'un nouveau poupon libéral qui aimerait prolonger son séjour dans la crèche parlementaire de Québec.

Quand les Québécois vont aux urnes, pour y faire le vide plutôt que le plein, il leur arrive de se comporter comme des cruches dont l'étanchéité soulève bien des doutes. Il est également possible que les tacticiens imagiers du PLQ aient programmé, depuis un semestre, les rappels incessants, tous aussi bruyants qu'éclaboussants et tout à fait bas de gamme, que fait Jean Charest, au sujet des pitreries et des fiascos du Métro de Laval et la trâlée qui les accompagnent, en escomptant rallumer les allumettes qui ont sacré le feu dans la cabane séparatiste de Bernard Landry, en 2003. Ses pirouettes et celles de ses marionnettes et ménestrels n'ont de but que de faire virer les girouettes à l'unisson!

Il est également possible que les Québécois oublient momentanément que les clients des assujettissements aux souffrances de la maladie et à ceux du mépris de l'actuelle gouvernance, attendent plus longtemps que jamais et pâtissent jusqu'à en mourir... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues !

Il également est possible que les plus vulnérables des âgés, ces pions candidats et candidates à l'indifférence et aux échecs de la libérale Marguerite Blais et à la maltraitance dans laquelle se sont spécialisés les CHSLD, soient poussés derrière les rideaux du perroquet bla-bla-bla de Philippe Couillard... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues !

Il est également possible que les retraités désindexés sous René Lévesque, soient victimes des surchauffes d'une «comptabilité créatrice» que s'autorise Monique Jérôme-Forget, la financière du saupoudrage des emprunts et du cumul éhonté des endettements que motivent les bourgeois libéraux doublement rémunérés et bien nantis... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues !

Alors que les pauvres spécialistes d'une médecine qui ne s'est privée de rien, ont été graissés par le spécialiste médecin ministre Philippe Couillard, au moyen d'un rehaussement salarial de 32% et alors que les prix des granules des richards pharmaciens aient explosés aux profits des pharmacos et aux dépens de ceux et de celles qui doivent s'en priver, pour manger, il est également possible que les démunis soient envoyés aux soutes de la galère libérale et que les appauvris de la classe moyenne aillent les y rejoindre, par pelotons successifs et à la cadence du mépris rythmé de l'actuelle dictature démocratique des minoritaires ... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues !

Il est également possible qu'une certaine immigration sélective ait favorisé la grosse caisse rouge du PLQ et que les dérapes de la «déraison les accommodant» aient créé de flagrantes injustices sociales, aient avalisé d'inqualifiables conflits d'intérêts et aient fourni, d'autre part, matière à un vaudeville bas de gamme sans précédent, et qu'elles aient été les monnaies d'un grossier et préjudiciable échangisme de loggias de pouvoirs ... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues!

Il est également possible que Rabaska ait été la plus grosse fosse du purin politique des tergiversations trompeuses, des tractations mensongères, des études tronquées et de la désinformation orchestrée dont se réclame pompeusement et s'enorgueillit impunément le PLQ, alors que le discours pondéré et modéré du plus grand nombre des honnêtes spécialistes de la Santé et de l'Environnement dénonce cette grosse basquaise de la mondialisation des connasseries lessiveuses qui ne profitera qu'aux grosses mouches de la mélasse libérale ... SO WHAT, quand l'aveuglement courre les rues !

Mais, il est également possible que, sa lune de miel n'ayant duré que ce que durent les roses, l'espace d'un matin, la Châtelaine du palace de toutes les aisances, ayant cap et capeline au Parc-nature du Bois-de-l'Île-Bizard, n'arrive jamais à assouvir ses faims ni à étancher ses soifs légitimes du «pouvoir connais pas» que les féministes semblent incapables d'enfanter, ce sacré pouvoir dont parle-parle encore et jase-jase toujours l'autre séparatiste tout aussi déçue que déchue. Avec ce qui reste de la tornade Boisclair, du cyclone Landry et de l'ouragan Parizeau, il n'est pas étonnant que la pauvre écharpée des querelles péquistes et de coups bas séparatistes ne puisse compter que sur Gendron et Maltais, pour appuyer son désarrois... SO WHAT, quand l'aveuglement ne courre pas que les rues !

Il est peut-être là le hic du mystère Charest, cette girouette qui pirouette au gré des tourbillons de surfaces.

Enfin, il est également possible que le Réal Caouette de l'ère moderne, le LOANER PROVINCIAL, Mario Dumont, ce grand coq Bendy qui règne sur son poulailler champignon, mais qui n'impressionne que les douzaines de poussins singulièrement pluriels de la ponte 2007, n'ait su tirer les ficelles du NIET MAJUSCULE À BOISCLAIR et du NON MAJEUR À CHAREST, après plus d'un an. De toute façon, c'est à l'usage et à l'usure que l'on doit conclure que ce jeune crâneur qui a claqué la porte au PLQ de Robert Bourassa et qui a prétendu, du haut de ses complexes en cascades, pouvoir faire cavalier seul, s'est avéré un soliste sans choristes et sans autre envergure que celle si mince que lui ont offerte les petits podiums opportunistes de l'actualité changeante et des faits divers qui meublent les potins et bulletins de la quotidienneté québécoise, sans lendemain... SO WHAT, quand l'aveuglement ne courre pas que les rues !

Il est peut-être là aussi le hic du mystère Charest, cette girouette des courants d'air et des caprices du temps qui n'ont de caractère que celui d'être passagers...

SO WHAT, quand les aveuglements et les surdités prennent le dessus, qu'ils contaminent et paralysent le processus du «JE ME RAPPELLE AVOIR OUBLIÉ CE DONT IL FALLAIT QUE JE ME SOUVIENNE», c'est à ce genre de N'IMPORTE QUI, de N'IMPORTE QUOI, de N'IMPORTE COMMENT, de N'IMPORTE OÙ ET de N'IMPORTE QUAND auquel il faut s'attendre et dont il nous faudra, fort possiblement et malheureusement, nous contenter.

Ce n'est donc pas que les Québécois sont nés pour de petits pains. C'est plutôt qu'ils sont attachés historiquement à ces maudits petits pains secs de leur maigreur sociopolitique; à ces maudits petits pains que leur beurrent et crèment des deux bords, les accros de l'obésité politique morbide et les toxicos de l'ingouvernance qui ne ciblent que leurs profits personnels, ceux de leurs intimes et amis ainsi que ceux des richards têtards téteux du patronage institutionnalisé.

Par ses spéculations fabulatrices de ce jour de juin 2008, Léger Marketing croit et souhaite nous faire croire que Jean Charest, comme Sarkozy, réformera et reformera la Société québécoise, sur un chemin de roses. C'est ça croire au «Bonhomme sept-heures» et chérir les maléfices des épines auxquelles aucune rose ne survit ...

SO WHAT, il est quasi normal, qu'à 400 ans, la Belle Province commence à manifester certains signes d'un vieillissement dont il faudra accepter les effets secondaires et potentiellement pervers, lors de la prochaine parade aux cruches!

Bref, je suis presque certains que Jean Charest a déjà placé la commande de sa réincarnation... SO WHAT!

Gerry Pagé
Ville de Québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com