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Désabusement

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le jeudi 19 juin 2008 12:00



On voit qui sort de sa coquille pour commenter ce sondage: les spécialistes du conformisme pour qui l'attrait du vide est un mode de vie.
Ce sondage n'est que la transcription d'une déception durable envers le Parti Québécois, d'un rejet violent de l'ADQ et d'une faible orientation vers le parti gouvernemental chez les Québécois francophones par défaut, par effet de désabusement politique. La preuve, les petits partis (Vert, QS,P.I) récoltent 12% des voix, ce qui n'est pas rien.

Si une élection générale aurait lieu demain à partir de ce sondage, les libéraux seraient peut êtres élus mais avec un taux de participation historiquement faible de 58%.
Car ce sondage c'est celui du non engouement pour les partis et pour toute la classe politique confondue. Charest en tant que faible premier ministre n'attire aucune appréciation véritable, il profite de l'image d'amateurisme entretenue par M.Dumont et du peu d'attraction que dégage Pauline Marois. Lise Payette aura peut être raison, au Québec comme aux É.U et en France, la mysoginie politique est probablement suffisamment forte pour ne pas élire une femme comme P.M. La question après un an de chefferie pour Madame Marois doit commencer à se poser. L'héritage du PQ au pouvoir n'est pas la catastrophe que certains prétendent par partisanerie aveugle. Le syndrome Hillary Clinton, Ségolène Royal peut se présenter au Québec aussi.

Madame Marois se voit prêter toutes sortes d'intentions dont celle de devenir P.M! Ce qui est un non sens car personne ne reproche à un politicien mâle de vouloir conquérir le pouvoir. Or Madame Marois semble mal figurer si l'on considère de nombreux commentaires sur les blogues. Et on ne discute pas tant son travail de ministre que son "ambition", sa famille, son être privé quoi.

Sur le régionalisme politisé des gens de Québec, que dire sinon qu'il n'est que l'expression d'un ressentiment de villageois qui trahissent même la réalité de ce qu'est une capitale d'une province. Ressentiment contre le "PQ des franco québécois montréalais", ressentiment contre la Métropole comme forme d'être. Infantilisme politique d'une population déconnectée.

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