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Le vrai problème est la crise de perception

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Joseph H. Chung (jhsch2002@yahoo.com)
Envoyé Le mardi 17 juin 2008 02:00



Le Rapport Bouchard-Taylor affirme qu'il n'y a que la crise de perception. Autrement dit, d'après les commissaires, le problème est que les Québécois de souche exaggèrent la gravité des manifestations réligieuses par certaines communautés culturelles. Donc, la solution est de ne pas voir le problème dans la manifestation réligieuses. La solution est de la tolérer. Mais, c'est une interprétation trop facile. Ce qu'il faut faire, c'est d'analyser les variables qui expliquent une telle perception. La variable la plus importante est l'inquiétude et l'insécurité chez les Québécois de souche causées par l'influx massif des immigrants depuis les années 1990. L'influx des immigrants signifie la diversité ethnnique et culturelle qui ne s'intégre mal à la valeur de la majorité québécoise. Le Rapport Bouchard-Taylor aurait du consacrer davantage ses resources à la recherche de la solution du problème de l'intégration des immigrants; la crise de perception dont parle le Rapport Biuchard-Taylor n'est que la conséquence du manque de l'intégration des immigrants.
Le manque d'intégration des immigrants est attribuable aux plusieurs variables. Une de ces variables est le rôle des leaders des communautés culturelles, surtout celui des leaders religieux. Ces leaders ont la tendance à décourager les membres de leur communauté de s'intégrer à la société québécoise, car l'intégration des membres de la communauté peut signifier la perte de leur domination et leur position privilégiée au sein de la communauté. Il est donc très important pour la politique d'intégration des immigrants de sensibiliser les leaders des communautés culturelles aux faits québécois, surtout, à la Révolution tranquille des années 1960 et 1970 et au miracle économique du Québec qui a permis de rétrécir l'écart du evenu de famille Ontario-Québec de 27% en 1960 à 5% en 1990. La politique d'intégration des immigrants mise en place par le MICC doit s'inspirer davantage d'une meilleur connaissance de la dynamique de la vie collective des communautés culturelles, surtout des comportements des leaders de ces communautés.
Enfin, je tiens à souligner que l'intégration est plus que la maîtrise de la langue de Molière; elle signifie que les immigrants intégrent les valeurs québécoises dans leur propre système de valeur; elle signifie qu'ils arrêtent de vivre comme touristes éternels; elle signifie qu'ils acceptent le Québec comme leur patrie; elle signifie qu'ils participent avec joie aux activités collective artistiques, culturelles, politiques et sociales du Québec.
Il faudra nommer peur-être une autre commission qui étudierait le vrai problème, celui d'inciter les immigrants à devenir vrais citoyens québécois.
Joseph H. Chung, économiste, 227-4 Jardins des Vosges, Verdun, Qc. H3E 2B3

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