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Le vrai problème est la crise de perception
Le manque d'intégration des immigrants est attribuable aux plusieurs variables. Une de ces variables est le rôle des leaders des communautés culturelles, surtout celui des leaders religieux. Ces leaders ont la tendance à décourager les membres de leur communauté de s'intégrer à la société québécoise, car l'intégration des membres de la communauté peut signifier la perte de leur domination et leur position privilégiée au sein de la communauté. Il est donc très important pour la politique d'intégration des immigrants de sensibiliser les leaders des communautés culturelles aux faits québécois, surtout, à la Révolution tranquille des années 1960 et 1970 et au miracle économique du Québec qui a permis de rétrécir l'écart du evenu de famille Ontario-Québec de 27% en 1960 à 5% en 1990. La politique d'intégration des immigrants mise en place par le MICC doit s'inspirer davantage d'une meilleur connaissance de la dynamique de la vie collective des communautés culturelles, surtout des comportements des leaders de ces communautés.
Enfin, je tiens à souligner que l'intégration est plus que la maîtrise de la langue de Molière; elle signifie que les immigrants intégrent les valeurs québécoises dans leur propre système de valeur; elle signifie qu'ils arrêtent de vivre comme touristes éternels; elle signifie qu'ils acceptent le Québec comme leur patrie; elle signifie qu'ils participent avec joie aux activités collective artistiques, culturelles, politiques et sociales du Québec.
Il faudra nommer peur-être une autre commission qui étudierait le vrai problème, celui d'inciter les immigrants à devenir vrais citoyens québécois.
Joseph H. Chung, économiste, 227-4 Jardins des Vosges, Verdun, Qc. H3E 2B3
