James Carter au FIJM - Le saxophoniste des dessins animés
Mots clés : FIJM, James Carter, Festival et fête, Musique, Montréal, Québec (province)
James Carter est un artiste curieux, un saxophoniste ayant une inclination prononcée pour les fondues sonores. Il n'a pas son pareil pour accomplir la fusion d'univers chers, par exemple, aux Jazz Messengers avec ceux de Julius Hemphill, d'Arthur Blythe et d'autres écorchés vifs. À preuve, son nouvel album Present Tense, sur étiquette Emarcy, qu'il déclinera lors de sa prestation du 5 juillet prochain au FIJM.
Cela tient possiblement à cette affection qu'il partage avec John Zorn pour les motifs sonores qui accompagnaient les dessins animés de Walt Disney. Chose certaine, aux compositeurs de ces musiques il a emprunté la vivacité, la rapidité, le débit constant, le style haché.
Pour réaliser son album, il a fait appel à un des deux ou trois meilleurs producteurs de la planète jazz: Michael Cuscuna. Ses accompagnateurs? Dwight Adams à la trompette, James Genus à la contrebasse, le vétéran Victor Lewis à la batterie, le guitariste Rodney Jones sur certains morceaux et le virtuose D. D. Jackson au piano qui confirme, comme si besoin était, qu'il est l'héritier direct de l'immense Don Pullen.
La plupart des pièces ont été écrites par Carter. Les autres? Fait à noter, le saxophoniste a puisé dans les répertoires d'artistes qui, à l'exception de Django Reinhardt, ont sombré dans l'oubli. On pense à Gigi Gryce, et surtout au pianiste Dodo Marmarosa.
Ce Present Tense a ceci de séduisant et de convaincant qu'il est vif de bout en bout. Il percute comme les albums des Jazz Messengers percutaient. Soit on aime, soit on déteste. Autrement dit, il ne laisse personne indifférent. Pour notre part, on a adoré. On espère que le show du 5 juillet sera à la hauteur.
On n'en dira pas autant du nouvel album que propose le Saxophone Summit, qui se produira lui aussi dans le cadre du festival, le 27 juin au Théâtre Jean-Duceppe. Bon, le sommet en question regroupe les saxophonistes Joe Lovano, Dave Liebman et Ravi Coltrane, qui soutiennent le trompettiste Randy Brecker, le grand contrebassiste Cecil McBee, le batteur Billy Hart et le pianiste Phil Markowitz. Intitulée Seraphic Light, sur étiquette Telarc, cette production appartient à la catégorie mi-figue, mi-raisin. Parfois c'est chatoyant, riche; parfois c'est ennuyeux. Ça manque de consistance. À trois ou quatre morceaux près, c'est trop léché.
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En rafales
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Tout d'abord, à ceux et celles qui prévoient assister ce soir au spectacle du Sun Ra Arkestra, coproduit par l'Off Festival de jazz et le Suoni per il popolo, on suggère, la vente des billets allant bon train, de s'informer en téléphonant au 514 284-0122. Il ne reste plus beaucoup de sièges.
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Au deuxième soir de la neuvième édition de l'Off, le quartet du contrebassiste Alexandre Bellegarde se produira au Dièse Onze, resto-club situé au 4115 a de la rue Saint-Denis. Bellegarde y sera flanqué de la chanteuse Rachelle Bonneau, du pianiste Éric St-Jean et de l'excellent batteur Martin Auguste. Coût du billet: 8 $.
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Le dernier numéro de Down Beat propose une discussion à trois pianistes. Lesquels? Mathew Shipp, Jason Moran et Vijay Iyer. Également: plusieurs articles consacrés à des guitaristes plus les rubriques habituelles. Le prix? 5$.
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