Vos réactions

Mon cher Monsieur Berger

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le vendredi 13 juin 2008 23:00



Cher M. Berger,

Je me suis relu et je ne vois pas vraiment ce qui vous trouble dans mes propos.
Probablement, mon désaccord avec Mme Payette.

Je ne dis que les malheurs de Hilary, Ségolène, Pauline et les autres, ne sont pas uniquement reliés à leur "handicap" d'être femme.
Je ne crois pas que ces femmes ont eu des difficultés politiques uniquement parce qu'elles étaient femmes.
Généralement, je préfère la politique féminine, mais mon choix pour le possible futur président des ÉU porte sur Obama, non pas parce qu'il est un homme, mais bien parce qu'il incarne plus de changements, à mes yeux et je crois que plusieurs personnes ont réagi de cette façon.
Je préférais Ségolène, et de loin, à Sarkozy, non pas parce qu'elle était une femme, mais parce qu'elle avait vraiment une vision qui me semblait plus humaine pour la politique française.
Pour ce qui est de Tatcher, j'endosse les paroles de Renaud.

Il est dommage que vous ne compreniez pas la langue espagnole, parce que le discours de Mme Fernández, la présidente de l'Argentine, est très intéressant. Elle explique clairement en quelques phrases, la difficulté de la femme politique.
Ce discours (d'une femme) est à mon sens, un des meilleurs discours politiques des dernières années. Dommage que si peu de personnes l'aient entendu.
http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/player.php?ckl=25971

Si c'est le sexe qui vous offusque, bah! il n'y a rien à dire!
Le sexe, que voulez-vous, est un de nos plus grands traumatismes.

Toutes religions confondues, le sexe est un dénominateur commun qui perturbe toutes les sociétés. Toutes religions confondues, la femme est "l'objet" du mal et du désir. Toutes religions confondues, la femme est "l'objet" du mal à contrôler.
On mêle facilement sexe et domination.
Dans une société où la femme est l'égale de l'homme, le sexe est un plaisir qui est partagé également.
Si domination il y a, les causes ne sont peut-être pas la sexualisation qui fait pleurer les bons dieux, mais les préjugés enfoncés religieusement dans nos cerveaux depuis des décennies.

Vous avez sans doute lu trop rapidement mon texte, Monsieur Berger.
Vous auriez dû dire clairement ce qui vous titillait.

Merci.


Serge Charbonneau
Québec

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